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Par Corinne Jeammet (avec AFP) @Culturebox

Défilés féminins : conquise par l'attitude cool chic de Barbara Bui

Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 26/09/2014 à 10H39

Une 3e journée marquée par la collection de Barbara Bui placée sous le signe du métissage et du mélange des cultures. C'est un équilibre subtil entre les contrastes pour une attitude cool chic contemporaine. La créatrice bouscule le porter occidental urbain par des influences ethniques allant de l’Inde des nomades aux tapisseries de l'Atlas jusqu'aux drapés oranges des bouddhistes

  • Barbara Bui pap féminin pe 2015, à Paris
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    Barbara Bui pap féminin pe 2015, à Paris
    Le show débute avec des pièces très fortes inspirées de la luxuriance de l'Inde comme ce sublime manteau constitué d'un patchwork de tissus brodés, surlignés de fils noirs, incrustés de petits miroirs dans une palette orange, rouille, rose. Il est suivi d'une veste et d'un pantalon du même style à porter avec du blanc. La palette utilisée, ensuite, est des plus basiques : du blanc, du noir, de l'orange, avec des touches subtiles de doré et d'argenté. C'est frais et léger et surtout chic. Ici l'intérêt est dans la coupe : souvent franche pour des pièces structurées comme ces bustiers courts argentés à porter sous une veste blanche, ce pantalon surligné sur le côté d'une large bande argentée, la veste blanche stricte aux découpes graphiques côtoie des drapés qui apportent une touche très féminine à la silhouette. Ces drapés oranges évoquent ceux des bouddhistes.
    © BERTRAND GUAY / AFP
  • Manish Arora pap féminin pe 2015, à Paris
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    Manish Arora pap féminin pe 2015, à Paris
    La femme Manish Arora est une voyageuse à l'esprit libre qui traverse des paysages pastel sur fond rose. Avec le créateur indien, les Dieux et les astronautes flottent dans d'hallucinatoires mondes lunaires kaléidoscopiques où les vaisseaux spatiaux sont de mises. La palette est euphorique et positive : des tons roses et pêches ambiance coucher de soleil ainsi que le scintillement des petits matins dans des tonalités bleues et blanches. Du côté des matières : de l'Aertex imprimé, de la maille sportive doublée en lurex irisé, des tulles. Certaines textures transparentes évoquent l'état de rêve, tandis que la broderie irisée rappelle le soleil chatoyant de longues journées d'été. A noter des broderies 3-D de roses, d'étranges yeux graphiques qui hypnotisent sous des panneaux holographiques, des nacres, des broderies et des paillettes qui réfléchissent les plissés. La silhouette est longiligne. Côté accessoires : des spartiates en pvc holographique, des colliers prismatiques et des anneaux en plexiglas coupés au laser. Une collection que l'on pourra désormais trouver dans la 1ère boutique parisienne du créateur indien qui ouvre pendant cette fashion week parisienne.            
    © MIGUEL MEDINA / AFP
  • Roland Mouret pap féminin pe 2015, à Paris
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    Roland Mouret pap féminin pe 2015, à Paris
    © FRANCOIS GUILLOT / AFP
  • Carven pap féminin pe 2015, à Paris
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    Carven pap féminin pe 2015, à Paris
    Une fonceuse à la silhouette adoucie par des influences japonisantes et années 1960 : c'est la femme "chic et cool" imaginée par Guillaume Henry. Des bandes structurent ses tenues, horizontales sur la poitrine, verticales le long d'une fermeture-éclair et rappellent les lignes noires et jaunes d'or du podium divisé en deux couloirs de course. Maillots et bermudas de cycliste font partie de sa garde-robe, de même que des robes ou des vestes évasées, au-dessus du genou. Des touches python reviennent ici et là, de même que des motifs floraux japonais stylisés. "La collection est inspirée par l'idée de vitesse. C'est comme une équipe de femmes qui font la course", explique le créateur de 35 ans, dont l'arrivée en 2009 chez Carven comme D.A. a donné un nouveau souffle à la maison parisienne. "Je voulais une femme qui va droit au but", dit encore ce jeune homme, qui a travaillé chez Givenchy et Paule Ka. Pour lui, cette collection est "un mix" de ce qui définit Carven: "les formes des manteaux, les vestes, les matières, un mélange de sport et de baroque"... "C'est vraiment Carven, cette façon d'être chic et cool", explique-t-il en anglais. "Les imprimés, une des signatures Carven, sont moins naïfs que les saisons précédentes", jugeait le spécialiste du luxe Serge Carreira, selon qui "le créateur abandonne définitivement le look girly tout en restant jeune".
    © BERTRAND GUAY
  • Balmain pap féminin pe 2015, à Paris
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    Balmain pap féminin pe 2015, à Paris
    © PATRICK KOVARIK / AFP
  • Nina Ricci pap féminin pe 2015, à Paris
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    Nina Ricci pap féminin pe 2015, à Paris
    Chez Nina Ricci, le D.A. Peter Copping est allé puiser l'inspiration dans les créations de la maison de la période d'après-guerre. "Des images de Paris déchiré par la guerre m'ont fait réfléchir à l'ingéniosité des Parisiennes amenées à réinventer leur garde-robe et personnaliser leurs tenues", écrit le créateur. Les coupes sont ajustées, de fines ceintures viennent rehausser la féminité des silhouettes. Les jupes arrivent sous le genou, elles se décomposent en panneaux verticaux qui s'ouvrent, dévoilent la jambe et aèrent la démarche. Les robes du soir, noires, sont tout en transparence, volants, dentelles et fleurs découpées.
    © MIGUEL MEDINA / AFP
  • Lanvin pap féminin pe 2015, à Paris
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    Lanvin pap féminin pe 2015, à Paris
    Ados et femmes mûres se côtoyaient en robes fluides raffinées et manteaux brodés sur le podium du défilé Lanvin. "On est une industrie qui cherche toujours la nouvelle fille, le nouveau styliste, le nouveau lieu du moment…. Là j'ai eu vraiment très envie d'avoir des filles du moment mais j'ai eu très, très envie aussi de penser aux autres", a expliqué le DA de la maison parisienne qui fête son 125e anniversaire. "J'ai appelé toutes les filles, toutes les femmes que j'aime bien et qui ont défilé pour nous et je leur ai demandé si elles pouvaient venir", a-t-il raconté aux journalistes, citant Violetta Sanchez, mannequin en vogue dans les années 1980. "J'essayais juste de montrer que le logo Lanvin, qui représente la mère et la fille, est toujours pertinent aujourd'hui. On peut avoir des femmes de 55 ans et des filles de 16 ou 17 ans, et ça marche, c'est bien. C'est joli d'avoir des rides, c'est joli d'avoir un petit peu de cheveux gris, parce que c'est la vie, on ne peut pas effacer la vie", a-t-il poursuivi. "Cela me fait plaisir de voir qu'on habille des femmes de tous âges, et pas juste des poupées Barbie siliconées", a-t-il lancé. Sa collection s'adresse à "une femme avec plein de facettes", selon Alber Elbaz. "Je me suis dit que l'internet et l'écran nous poussaient sans doute à concevoir des choses qui sont belles en photo mais pas toujours dans la vie réelle. Donc j'ai éteint l'écran cette saison", a-t-il encore raconté. "J'ai décidé de revenir à une simplicité totale (...) j'ai décidé de ne faire que ce que je vois à l'oeil nu,  que ce que les filles me disent qu'elles aiment bien, ce qu'elles trouvent confortables.
    © PATRICK KOVARIK / AFP
  • Rick Owens pap féminin pe 2015, à Paris
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    Rick Owens pap féminin pe 2015, à Paris
    © FRANCOIS GUILLOT / AFP
  • Ann Demeulemeester pap féminin pe 2015, à Paris
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    Ann Demeulemeester pap féminin pe 2015, à Paris
    © PIXELFORMULA/SIPA
  • Sharon Wauchob pap féminin pe 2015, à Paris
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    Sharon Wauchob pap féminin pe 2015, à Paris
    © FRANCOIS GUILLOT / AFP
  • Christian Wijnants pap féminin pe 2015, à Paris
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    Christian Wijnants pap féminin pe 2015, à Paris
    © BERTRAND GUAY
  • Gosia Baczynska pap féminin pe 2015, à Paris
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    Gosia Baczynska pap féminin pe 2015, à Paris
    © MIGUEL MEDINA / AFP