La semaine de la mode milanaise débute sous le signe de l'espoir

Par @Culturebox
Mis à jour le 22/02/2017 à 07H45, publié le 22/02/2017 à 07H42
Dolce & Gabbana automne-hiver 2016-17, à Milan, février 2017.

Dolce & Gabbana automne-hiver 2016-17, à Milan, février 2017.

© GIUSEPPE CACACE / AFP

Après New York et Londres, les projecteurs s'allument ce 22 février 2017 sur les podiums de la semaine de la mode à Milan, où souffle un vent d'espoir et de renouveau. Avec 70 défilés et une centaine de présentations pour 174 collections ainsi que des soirées spéciales et des initiatives culturelles, cette édition féminine automne/hiver 2017-18 affiche un programme alléchant.

Giorgio Armani, Gucci, Versace, Prada, Moschino, Dolce & Gabbana... Les ténors du made in Italy sont présents aux côtés d'autres grandes marques et de noms venant des quatre coins du monde, dont la Chine ou la Géorgie. 

Cette semaine milanaise, toujours plus internationale, sera marquée par deux temps forts avec les attendus défilés mixtes de Gucci et de Bottega Veneta, dont les collections masculines pour l'hiver 2017-18 n'ont pas été montrées comme d'habitude en janvier mais seront dévoilées maintenant sur les podiums, en même temps que les collections féminines.

"Nous sommes très satisfaits de ce programme, dans lequel va s'insérer pour la première fois la griffe française Vionnet, qui défilait auparavant à Paris", s'est réjoui le président de la Chambre nationale de la mode italienne, Carlo Capasa, qui met en avant aussi la reprise de l'industrie de la mode avec "des résultats meilleurs que prévu". Le secteur de la mode  transalpine comprenant habillement, accessoires lunetterie, joaillerie et cosmétique a terminé 2016 avec un C.A. de 84,1 milliards d'euros contre les 83,6 milliards d'euros attendus par la Camera Nazionale della Moda Italiana (CNMI), soit une hausse sur un an de 1,9%.

Le réveil du marché domestique

Après un premier trimestre négatif, la reprise s'est fait sentir aux deuxième et troisième trimestres, grâce au réveil du marché domestique, où les ventes ont enregistré une progression de 9,2% entre juin et septembre. L'industrie de l'habillement a vu son C.A. progresser de 1,5 % en 2016, selon le dernier rapport économique publié par l'organe de la mode italienne. Quant au secteur du prêt-à-porter féminin, il a vu ses ventes croître de 2,3 % en 2016 avec un C.A. de 13 milliards d'euros, selon les estimations de l'organisme patronal Sistema Moda Italia publiées le 20 février. "Ce sont des chiffres importants, qui soulignent la centralité de Milan dans le panorama des Fashion weeks internationales", s'est félicité Carlo Capasa. "Pour le premier semestre 2017, tout en tenant compte des inconnues économico-financières et géopolitiques, nous tablons pour l'ensemble du secteur sur une ultérieure croissance de 1 %", a-t-il ajouté.
   
"Les semaines de la mode  les plus importantes, celles de février et de septembre, engrangent des retombées économiques indirectes pour la ville représentant 50 millions d'euros. Contrairement aux autres capitales de la mode, Milan est en train de vivre une excellente période", a renchéri Cristina Tajani, adjointe au maire chargée des politiques du travail, des activités productives, de la mode et du design.

Le soutien de la municipalité 

La municipalité apporte son soutien à la manifestation en mettant à disposition des espaces dans des lieux emblématiques. A la salle des Cariatides du Palais Royal, qui accueille des défilés, s'ajoute cette saison le musée national des sciences et de la technologie. Le Pavilion UniCredit, auditorium et centre polyfonctionnel dans le nouveau quartier des affaires, servira de centre névralgique à la Fashion week hébergeant presse, organisateurs et institutions ainsi que le Fashion Hub Market, un espace ou sera présenté le travail de 15 stylistes débutants.