La Fashion week de retour à Paris avec le prêt-à-porter automne-hiver 2017-18

Par @Culturebox
Mis à jour le 28/02/2017 à 08H37, publié le 27/02/2017 à 16H22
Vivienne Westwood ah 2016-17 à la London Fashion week, mars 2016

Vivienne Westwood ah 2016-17 à la London Fashion week, mars 2016

© Patrick KOVARIK / AFP

La Fashion week promet d'être scrutée. 8 jours au lieu de 9 au cours desquels se succèdent 82 défilés (soit 24 nationalités) au lieu de 90 pour le prêt-à-porter automne-hiver 2017-18. Top départ sur les podiums le 28 février jusqu'au 7 mars 2017. Paris prend le relais de Milan pour une Fashion week marquée par les bouleversements à la tête de maisons comme Chloé et Givenchy.

Des départs et des retours dans le calendrier

L'un des moments forts sera le dernier défilé de Clare Waight Keller pour Chloé. La créatrice britannique quitte fin mars la griffe appartenant au groupe suisse Richemont, qui n'a pas encore dévoilé le nom de son successeur.

Autre poste à pourvoir, celui du D.A. de Givenchy, laissé vacant par le départ de l'Italien Riccardo Tisci fin janvier 2017. En l'absence de créateur, la marque du groupe LVMH ne défilera pas. Idem pour Carven, autre maison à changer de directeur artistique qui se contente d'une présentation en attendant les débuts du Suisse Serge Ruffieux.

Créé en 1987 par Jean Touitou, A.P.C. propose une mode accessible pour tous. Atelier de Production et de Création voit le jour à travers une collection masculine, puis l’année suivante, propose une collection féminine. Le dernier défilé dans le calendrier remonte à 2004, c'est donc un retour de la marque pour ses 30 ans.
Jean Touitou, le créateur de A.P.C

Jean Touitou, le créateur de A.P.C

© DR
A noter également le retour dans le calendrier de Olivier Theyskens

Des Fashion weeks en mutation

La PFW succède à des Fashion weeks new-yorkaise et londonienne au ton militant, émaillées de références à l'élection de Trump ou au Brexit. Qu'en sera-t-il de Paris à quelques semaines de l'élection présidentielle ?

Ces semaines ont aussi été marquées, à New York, par une mutation des formats traditionnels des défilés, comme c'est déjà le cas depuis plusieurs saisons. Entre les marques qui font défiler hommes et femmes dans un show unique, celles qui présentent des collections immédiatement disponibles à la vente, celles qui renoncent au défilé au profit d'une exposition voire de la réalité virtuelle, celles qui présentent leur collection de prêt-à-porter pendant la semaine de la haute couture parisienne... l'heure est à la diversité des formules, dans une industrie transformée par le numérique.

"Chacun essaie de trouver la solution qui lui convient le mieux. Tout l'enjeu est de garder un cadre et permettre cette optionnalité", commente le président exécutif de la Fédération française de la couture, Pascal Morand. Mais pour autant le défilé n'est pas près d'être remplacé : "c'est exactement comme les concerts, aujourd'hui ils ont encore plus d'importance. L'expérience sensorielle ne peut pas être reproduite à travers une réalité virtuelle".

Arrivée timide du Co-ed et du "see now, buy now" à la PFW

Comme à Londres ou Milan, des maisons défilant à Paris se sont converties aux shows alliant collections féminine et masculine. En revanche Paris reste majoritairement hostile au "see now, buy now", consistant pour les marques à présenter des collections disponibles à la vente immédiatement, et non plus avec un décalage de six mois. Cette formule a fait des émules chez les griffes anglo-saxonnes Burberry et Tommy Hilfiger. Quelques marques parisiennes produisent une partie de leurs collections de cette façon. Et c'est à Paris que le géant suédois de l'habillement H&M présentera pour la première fois en "see now, buy now" une collection printemps-été homme et femme. Elle sera mise en vente dès la fin du défilé sur hm.com et dans une sélection de magasins le lendemain du défilé, le 2 mars.

“Commercialiser immédiatement les pièces qui défilent marque un véritable tournant dans l’industrie de la mode, et nous sommes impatients de tester ce tout nouveau format. Il est important pour nous de partager ce moment avec nos clients et leur permettre de suivre le défilé en direct sur notre site. Nous espérons ainsi leur transmettre nos idées et les inspirer pour créer leur propre style”, a confié Pernilla Wohlfahrt, Responsable du Design chez H&M.

JOUR/NÉ, Atlein et Uma Wang, premiers pas sur les podiums

Léa, Lou & Jerry sont les trois créateurs à l'origine de JOUR/NE qui présente cette saison sa 6e collection. "Nos collections constituent une ode à ces femmes urbaines, actives, résolument modernes, à la recherche de tenues empreintes à la fois d’esthétisme et de praticité… Chaque pièce de JOUR/NÉ est en effet astucieusement pensée : poches multiples, zips invisibles, fermeture aimantée ou encore essuie lunette intégré... " expliquent les créateurs. 
Les 3 créateurs de la marque JOUR/NE

Les 3 créateurs de la marque JOUR/NE

© JOUR/NE

Antonin Tron, entré à l’Académie Royale des Beaux-Arts d’Anvers en 2004, en sort diplômé en 2008. En 2016, il lance ATLEIN, marque définie par des coupes nettes, des drapés structurés, proposant une silhouette athlétique et dynamique. La marque de prêt-à-porter féminin a gagné le Prix Des Premières Collection de l'Andam en 2016. 
Antonin Tron, créateur de la marque de prêt-à-porter Atlein

Antonin Tron, créateur de la marque de prêt-à-porter Atlein

© Damian Noszkowicz

Uma Wang est diplômé de l'Université de Donghua à Shanghai. En 2005, elle lance sa marque Uma Wang à Londres. Elle se spécialise dans l'exploration des textures de tissus qui constituent sa signature. C'est l'une des premières designers chinois a entrer dans la liste officielle de la Milan Fashion week.
La créatrice Uma Wang

La créatrice Uma Wang

© UMA WANG

Designers Apartment, tremplin pour 10 jeunes talents

Pour aider les jeunes créateurs à se faire connaître, la Fédération française de la Couture, organisatrice de la Fashion week, a mis en place depuis 2012 un showroom. Cette saison pour sa 10e édition, 10 créateurs ont été retenus : Coralie Marabelle, Frater, Dawei, Kenta Matsushige, Mazarine Paris, MiniMeParis, Questche, Quoï Alexander, Victoria Tomas et Afterhomework Paris, seul nouveau venu. A découvrir du 2 au 7 mars 2017.
Designers Apartment 2017, février 2017

Designers Apartment 2017, février 2017

© Matthieu Cossé
Pierre Kaczmarek créé Afterhomework (Paris) en 2014 : il a 15 ans et est encore lycéen. Pour sa marque Afterhomework(Paris) (après les devoirs), il est rejoint en 2016 par la styliste Elena Mottola. Ce label regroupe des jeunes créatifs parisiens (artistes, musiciens, vidéastes, graphistes, …). Géométrique, déstructurée et différente, la marque propose une mode jeune, moderne et inspirée par l’observation directe des phénomènes de société. Les collections sont confectionnées dans de petits ateliers de la capitale.

Cette saison à nouveau est marquée par le soutien de la Mairie de Paris : la campagne "La Mode Aime Paris" est affichée pendant 15 jours dans les rues de la capitale. 

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