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Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox

Diaporama : une New York Fashion week hiver 2017-18 engagée et généreuse

Mis à jour le 17/02/2017 à 18H22, publié le 17/02/2017 à 18H20

Retour en images sur la New York Fashion week féminine hiver 2017-18. Du 9 au 17 février 2017, le milieu de la mode s'est réveillé et a défendu ses valeurs : les bandanas blancs symboles d'unité et de fraternité, la politique en réaction à l'administration Trump, la rondeur, la maladie, le handicap et le voile islamique... Londres prend le relais jusqu'au 21 février 2017.

  • Thom Browne ah 2017-18, à New York, février 2017
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    Thom Browne ah 2017-18, à New York, février 2017
    © Spaulding/WWD/Shutterst/SIPA
  • Calvin Klein ah 2017-18, à New York, février 2017
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    Calvin Klein ah 2017-18, à New York, février 2017
    Le belge Raf Simons a dévoilé sa première collection Calvin Klein rendant hommage à la diversité de l'Amérique. Le créateur flamand de 49 ans, considéré comme l'un des plus doués de sa génération, a multiplié les références au contexte politique tendu qui prévaut en Amérique comme en Europe. Il a évoqué le bandana blanc arboré en signe de tolérance et d'unité par des invités, auxquels Calvin Klein avait fait livrer des bandanas pour les encourager à les porter jusqu'à la chanson de David Bowie "This is not America", diffusé à la clôture du défilé. Dans les notes distribuées aux invités, il a souligné avoir voulu rendre hommage à l'Amérique où il vit désormais, loin des allers-retours entre Paris et Anvers auxquels il s'était habitué chez Dior. "Tous ces gens différents avec des styles différents, des codes d'habillement différents, c'est l'avenir, le passé, l'Art Déco, la ville, l'Ouest américain... c'est toutes ces choses-là, et aucune à la fois. Il n'y a pas une seule époque, une seule chose, un seul look. C'est le brassage de tous ces personnages et de tous ces individus, exactement comme l'Amérique. C'est toute la beauté et l'émotion de l'Amérique". Le tout dans un décor créé par l'artiste américain Sterling Ruby, exposé au MoMA ou au musée Guggenheim. 
    © Angela Weiss / AFP
  • Taoray Wang ah 2017-18, à New York, février 2017
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    Taoray Wang ah 2017-18, à New York, février 2017
    La créatrice chinoise Taoray Wang  a accueilli, à l'occasion de son défilé, la plus jeune fille de Donald Trump, Tiffany, qu'elle a déjà habillée, sans état d'âme malgré des appels au boycottage. La collection était un mélange de sobriété, avec des pièces classiques de couleur souvent sombre et unie, et de modernité avec un travail sur les longueurs et les coupes. La touche féminine était accentuée par la présence de cuissardes et de hauts de dentelle transparente portés sous des pièces plus formelles. La collection était inspirée du théâtre chinois contemporain et son interprétation des figures de la dynastie Qing, la dernière dynastie impériale de Chine. Interrogée sur sa collaboration avec Tiffany Trump, la couturière de Shanghai a assuré que ses clientes, essentiellement chinoises pour l'instant, en étaient ravies.
    © Onoda/WWD/Shutterstock/SIPA
  • Altuzarra ah 2017-18, à New York, février 2017
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    Altuzarra ah 2017-18, à New York, février 2017
    C'est une collection très incarnée, à forte personnalité, qu'a présentée le couturier français Joseph Altuzarra, autour du thème du pouvoir, inspiré par le personnage de Lady Macbeth. L'intrigante inventée par William Shakespeare a servi de base à celui qui fréquente la Fashion week de New York depuis 2008, de même que la peinture nord-européenne de la Renaissance, a-t-il expliqué. Outre l'ambition et le pouvoir, apparents chez Lady Macbeth comme chez la noblesse représentée par les grands peintres de la Renaissance, le designer était aussi intéressé par les visages multiples de ces femmes, également vulnérables. "Nous voulions quelque chose qui soit en retenue, très habillé" mais qui dégage aussi de "l'émotion", a expliqué Joseph Altuzarra. Ce mélange de formalisme et de puissance était à l'oeuvre sur les manteaux et capes. Ils combinaient laine, col imposant, souvent en fourrure, et une multitude de perles et boutons.
    © Spaulding/WWD/Shutterst/SIPA
  • Lacoste ah 2017-18, à New York, février 2017
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    Lacoste ah 2017-18, à New York, février 2017
    Combinaisons en Nylon aux allures de Star Trek, patchées de cuir pour une touche d'art urbain : le D.A. de Lacoste, Felipe Oliveira Baptista, a choisi l'espace comme inspiration pour sa collection. "En des périodes comme celle-ci" où "ce n'est pas si facile au quotidien", "c'est bien de regarder à nouveau vers l'avenir, d'en chercher les aspects positifs et de se projeter en avant", a expliqué le designer d'origine portugaise, qui renouvelle le style de la marque au Crocodile depuis 10 ans. Pour sa collection hommes/femmes, il explique avoir "fait une sorte de voyage cosmique" en allant jusqu'au musée de l'Espace de Moscou "pour regarder dans le détail les vaisseaux spatiaux". Il s'est aussi inspiré de ce monde de l'aviation dans lequel il a baigné enfant avec un père pilote, et qui a aussi marqué la fin de la carrière de René Lacoste, le champion de tennis qui lança la marque en 1933. Felipe Oliveira est revenu de Russie avec des créations qui remettent à l'honneur toutes sortes de Nylon mais lavées et travaillées pour garder le confort dont se targue la marque icône du sportif chic.Les couleurs sont tout en contrastes, du bleu métallisé et ocre-orange aux beige, lilas, kaki. Et le polo Lacoste, icône et valeur sûre du groupe depuis sa création il y a 84 ans ? Il était aussi au défilé, assure Felipe Oliveira mais discret cette fois, porté sous les chemises ou les combinaisons.
    © Slaven Vlasic / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
  • Sies Marjan ah 2017-18, à New York, février 2017
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    Sies Marjan ah 2017-18, à New York, février 2017
    Le créateur néerlandais Sander Lak pour sa marque Sies Marjan a offert une collection très colorée aux formes savantes. Ce n'est que la troisième cuvée de l'ancien collaborateur du Belge Dries Van Noten, qui s'est lancé en février 2016. "Je trouve ça très limitant d'avoir un mood board (collage d'images et de tous les éléments qui inspirent le créateur), une muse et une inspiration", a-t-il expliqué. Il a donc opté pour un processus plus organique moins formel. "J'aime cette idée de laisser les matières, les couleurs et mon équipe décider de la direction que nous prenons", s'enthousiasme-t-il. Sander Lak voit dans cette livraison un mélange d'"opulence" et d'"aisance", évident dans ces robes et jupes, à la fois glamour et hyper féminines mais qui laissent aussi le corps libre de ses mouvements. Le choix de matières telles que la soie contribue à cette impression de départ très tapis rouge, tandis que des fermetures éclair et des boutons pressions dénotent un côté pratique, fonctionnel et moderne. 
    © PHOTOSHOT/MAXPPP
  • Zadig & Voltaire ah 2017-18, à New York, février 2017
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    Zadig & Voltaire ah 2017-18, à New York, février 2017
    La marque française de prêt-à-porter Zadig et Voltaire a fêté ses 20 ans lors d'un défilé délocalisé, pour la première fois, à New York, avec une collection hommage aux essentiels de la maison. Créée en 1997 par Thierry Gillier, elle est devenue l'une des marques qui comptent dans le prêt-à-porter haut de gamme avec son esprit rock chic.Cette marque a aussi développé une gamme d'accessoires qui ont contribué à forger l'identité de la maison. Pour cet anniversaire, "j'avais envie de piquer l'énergie new-yorkaise, cette jeunesse et cette nonchalance un peu sport chic qui ressemble tellement à notre univers", a expliqué la directrice de la création, Cecilia Bönström ancien mannequin qui a pris la tête de la collection en 2006. En pleine expansion, la marque "voulait aussi avoir une visibilité internationale" à l'occasion de cet événement, dit-elle, avec un marché américain qui devient "de plus en plus important". La griffe inspirée de l'écrivain et philosophe des Lumières l'a voulue articulée autour de ses quatre "piliers", selon le terme de Cecilia Bönström : la maille, le cuir, le "thème militaire" et la lingerie. Autre grand classique de la marque, on retrouvait les inscriptions de grande taille sur des pulls ou des robes.
    © Gallet/WWD/Shutter/SIPA
  • Moncler Grenoble ah 2017-18, à New York, février 2017
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    Moncler Grenoble ah 2017-18, à New York, février 2017
    Depuis ses débuts, la collection Moncler Grenoble est présentée à NYC et pour l’A/H 2017, le thème est la rencontre entre l’imaginaire et la technologie, racontée comme une allégorie. C’est le temps qui s’arrête dans une sorte de pause hivernale poétique. 
    © Angela Weiss / AFP
  • Ralph Lauren ah 2017-18, à New York, février 2017
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    Ralph Lauren ah 2017-18, à New York, février 2017
    Ralph Lauren a une fois encore montré son sens du chic raffiné avec un défilé à l'ambiance intimiste. Le créateur, qui incarne mieux que d'autres l'essence du style américain chic et moderne, avait couvert les murs de sa boutique de Madison Avenue d'orchidées blanches, du sol au plafond. L'ambiance était au repos et à l'intimité, avec un fond sonore de chants d'oiseaux. Les couleurs étaient bronze, doré ou jaune pâle, les sandales en peau de serpent, les sacs aux motifs animaliers. Les textures allaient de la soie à l'osier, et les tenues de la combinaison aux robes dénudant une épaule, des vestes de coupe tailleur classique aux pantalons de motard à tirettes. La saison dernière, Ralph Lauren s'est mis à offrir ses vêtements à la vente immédiatement.
    © Angela Weiss / AFP
  • Maison The Faux ah 2017-18, à New York, février 2017
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    Maison The Faux ah 2017-18, à New York, février 2017
    Les Néerlandais de Maison the Faux s'en sont pris aux codes du défilé. Pour cette 7e collection en 3 ans, il a beaucoup été question d'ordures : des bennes recouvertes de fleurs et roulées par les mannequins et des sacs poubelles déposés ou jetés au pied des photographes. Jori Suk et Tessa de Boer, habillés en éboueurs, sont même venus balayer la scène après le défilé. Bien que nombre de créateurs s'interrogent sur l'avenir du défilé et lui préfèrent parfois d'autres formes, comme la présentation ou l'exposition, Maison the Faux n'a pas cherché, par cette mise en scène, à le délégitimer, assure Jori Suk. "Nous adorons le défilé", explique-t-il. "Mais peut-être faut-il faire entendre une autre sonorité que celle de la perfection". La collection "Faux Cosmetic" se voulait une réflexion autour de la perfection apparente et de l'artifice. "Cette image est magnifique mais en même temps tellement irréelle et inhumaine", ajoute Jori Suk. "La beauté est aussi cachée dans les imperfections", insiste-t-il. Pour cette collection de sexe "neutre", ce qui signifie que tout peut être porté par tout le monde, tous les mannequins, hommes et femmes, portaient des hauts talons et des cuissardes. Pour Jori Suk, "il est très important, à une époque comme celle-ci, d'envoyer un message positif, de faire sourire les gens". "Et nous ne présentons pas dans l'Amérique de Trump", dit-il "mais dans un endroit où les gens peuvent être ce qu'ils ont envie d'être".
    © Banica/WWD/Shutterstock/SIPA
  • Anniesa Hasibuan ah 2017-18, à New York, février 2017
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    Anniesa Hasibuan ah 2017-18, à New York, février 2017
    La créatrice indonésienne Anniesa Hasibuan a fait du hijab sa marque de fabrique. Comme lors de sa première apparition à la Semaine de la mode new-yorkaise de septembre, tous ses mannequins portaient un voile, uniformément gris, couvrant les cheveux. Le reste de sa collection était en paillettes, en brillant, en volants argentés ou dorés, avec des robes, des capes ou des tuniques aux longues traînes, couvertes de perles ou de broderies. La créatrice avait pour les castings lancé un appel aux mannequins immigrés de première ou deuxième génération, afin de montrer que "la mode est pour tout le monde, qu'il y a de la beauté dans la diversité et la différence et qu'il ne faut pas en avoir peur", a-t-elle expliqué via une interprète. "La mode pour la paix et la mode universelle sont mes deux valeurs les plus chères", a-t-elle ajouté. Elle dit vouloir "faire entendre les belles voix des femmes musulmanes, la paix et les valeurs universelles que la mode peut apporter". Anniesa a un objectif ambitieux: habiller Kate Middleton, qui incarne selon elle mieux que d'autres "l'élégance" et "le personnage de reine".
    © Angela Weiss / AFP
  • Amanda Mehl ah 2017-18, à New York, février 2017
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    Amanda Mehl ah 2017-18, à New York, février 2017
    La plupart des défilés se déroulent dans des lieux choisis, aux décors parfois grandioses, et peuvent coûter jusqu'à 250.000 dollars à organiser, selon le créateur Marc Jacobs. L'artiste Amanda Mehl n'avait pas ce genre de budget pour son premier défilé. Alors elle l'a organisé dans un car scolaire jaune, comme il en circule des centaines chaque jour à New York. Et s'en est sortie, avec l'éclairage, les radiateurs, les couvertures -et même un petit sachet cadeau pour chaque invité avec une pomme et une brick de jus de fruits - pour 2.000 dollars à peine. "Je pensais aussi que ce serait amusant, la collection va très bien avec ce genre d'ambiance enfantine rétro", a-t'elle indiqué. "Ce sont des vêtements pour les filles qui veulent s'amuser, a-t-elle ajouté. "J'aime l'attention, je veux que les gens m'arrêtent et parlent de mes tenues mais ce sont des habits dans lesquels on se sent bien. Ils sont audacieux et amusants". Le car était garé tout près du QG de la Fashion week. Amanda Mehl a bien l'intention de ne pas s'arrêter là et de continuer à faire des défilés. A nouveau dans un car? "Probablement pas", a-t-elle répondu.
    © KENA BETANCUR / AFP