Chanel à la conquête de l'espace au dernier jour de la Fashion week parisienne

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/03/2017 à 10H04, publié le 07/03/2017 à 20H16
Défilé Chanel automne-hiver 2017-18 à Paris, mars 2017 

Défilé Chanel automne-hiver 2017-18 à Paris, mars 2017 

© LaurentVu/SIPA

Karl Lagerfeld a transformé le podium du défilé Chanel en pas de tir pour le lancement d'une impressionnante fusée, où déambulaient de brillantes astronautes au look mêlant futurisme et touches rétro, mardi 7 mars au dernier jour de la Fashion week parisienne.

Le directeur artistique de Chanel, spécialiste des mises en scène spectaculaires, avait installé sous la verrière du Grand Palais un engin spatial immaculé en PVC de 37 mètres de haut, siglé du double "C" de la marque, qui a même commencé à décoller à la fin du défilé dans un panache de fumée blanche.

Inspiré par le cosmos

Le couturier allemand a expliqué s'être inspiré du populaire astronaute français Thomas Pesquet, qui séjourne depuis novembre 2016 dans la Station spatiale internationale (ISS) et partage son quotidien sur les réseaux sociaux. "Je le trouve très sympathique", a commenté Karl Lagerfeld, interrogé par l'AFP après le défilé. "Voyager aussi longtemps dans un machin comme ça, moi je serais claustrophobe mais lui a l'air de s'en sortir très bien, il fait des blagues, j'admire !"
Chanel automne-hiver 2017-18 à Paris, mars 2017 

Chanel automne-hiver 2017-18 à Paris, mars 2017 

© WWD/Shutterstock/SIPA
Le couturier, inspiré comme beaucoup d'autres créateurs par le cosmos cette saison, a voulu transporter sa collection vers "un ailleurs qui a l'air, par le mystère qui l'entoure, plus optimiste que ce qu'il y a ici". Les filles ont une coiffure bouffante évoquant Barbarella, reine de la galaxie des années 1960. Dans cette collection automne-hiver 2017-18, elles portent des bottes argentées scintillantes à petits talons avec des collants qui brillent comme la Voie lactée.

Imprimés de cosmonautes et de la Lune

En tailleur, elles s'enveloppent dans une couverture rose chatoyante molletonnée, comme une cape de survie dans l'espace. Des imprimés de cosmonautes et de la Lune ponctuent la collection, sur des robes noires légères, un tailleur, un T-shirt, un sweat à capuche ou un foulard, tandis que le pied de poule se taille aussi un beau succès. Sous leurs robes, elles portent des bermudas en crêpe de Chine bordés de tweed. Un look idéal "pour la bicyclette", commente le couturier.
Chanel automne-hiver 2017-18 à Paris, mars 2017.

Chanel automne-hiver 2017-18 à Paris, mars 2017.

© WWD/Shutterstock/SIPA
Le défilé s'est ouvert avec Cara Taylor, un jeune mannequin américain qui est aussi apparu dans les shows Dior, Versace, Fendi et Valentino, et a figuré dans une campagne Saint Laurent. "Elle a un truc", a estimé Karl Lagerfeld. "Elle a 15 ans, c'est jeune", a-t-il ajouté. Est-ce un âge trop précoce ? "Non, c'est ridicule ! Kate Moss et Naomi, etc., ont débuté à 12, 13, 14 ans. "Ces jeunes filles viennent avec leur mère. Dans mes studios, il n'y a pas de drogue, personne ne leur saute dessus", a-t-il lancé. 
Hudson Kroenig dans le défilé Chanel automne-hiver 2017-18 à Paris, mars 2017.

Hudson Kroenig dans le défilé Chanel automne-hiver 2017-18 à Paris, mars 2017.

© Swan Gallet/WWD/Shutter/SIPA
Le jeune âge des mannequins fait régulièrement débat dans la mode, comme en 2015, quand une jeune Israélienne de 14 ans, Sofia Mechetner, avait ouvert un défilé Dior de haute couture. Un mannequin était encore plus jeune sur le podium Chanel : le filleul du couturier, Hudson Kroenig, qui défilait à 8 ans. "Il défile depuis qu'il a deux ans ! C'est une star", a commenté Karl Lagerfeld.