L'usine Courrèges de Pau va fermer : 18 salariés licenciés

Par @Culturebox
Publié le 26/09/2017 à 17H27
Ouvrières de l'usine Courrèges à Pau (2013)

Ouvrières de l'usine Courrèges à Pau (2013)

© JEAN-PIERRE MULLER / AFP

L'usine historique de Courrèges à Pau va cesser son activité "dans les mois à venir", entraînant le licenciement de 18 des 23 salariés dans le cadre d'une "réorganisation" destinée à "assurer la pérennité de la marque", a-t-on appris mardi auprès de la maison.

L'usine paloise construite en 1972 sur les plans futuristes du fondateur de la marque, André Courrèges, originaire de la région, va être "consacrée aux archives patrimoniales de la maison", a précisé la direction, confirmant une information de France 3.

Cinq salariés recevront des propositions de reclassement à Paris, où toute l'activité de prototypage sera regroupée, "dans un souci d'efficacité améliorée". La production est quant à elle assurée par des sous-traitants.
La Fermeture de l'usine Courrèges à Pau (France 3 Nouvelle-Aquitaine)
Après le rachat de Courrèges en 2011 par un tandem de publicitaires, l'usine avait pourtant été rénovée et devait symboliser le renouveau de la griffe, fondée en 1961 par André Courrèges, couturier disparu début2016, connu pour avoir popularisé la minijupe et révolutionné la mode des sixties.

Fermée dans les années 1980, puis rouverte partiellement avec quelques employées en 1998 par Coqueline Courrèges, qui avait succédé à son mari, malade, aux commandes de la griffe en 1994, l'usine de Pau reflète les heurs et malheurs de la maison.
Françoise Hardy habillée en Courrèges, en 1973

Françoise Hardy habillée en Courrèges, en 1973

© Cinello / SIPA
La maison est dépourvue de direction artistique depuis le départ cet été des créateurs Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant, nommés en 2015, et ne présentera pas de défilé cette saison dans le cadre de la Fashion week en cours.

La marque envisage "de nommer dans les mois à venir" un nouveau directeur artistique, ainsi qu'un directeur général délégué chargé de la mode. La direction a indiqué vouloir se "recentrer sur le cœur de métier, le prêt-à-porter", par rapport aux autres activités (accessoires, parfums, etc…).