Haute couture : chez Dior, l'herbier précieux de Maria Grazia Chiuri

Par @Culturebox
Mis à jour le 25/01/2017 à 09H43, publié le 23/01/2017 à 21H01
Dior haute couture printemps-été 2017, à Paris, janvier 2017

Dior haute couture printemps-été 2017, à Paris, janvier 2017

© David Fisher/Shuttersto/SIPA

Un bal masqué, un labyrinthe : la magie imprègne la première collection de haute couture de Maria Grazia Chiuri pour Dior. Les mannequins emprisonnées dans des robes de tulle zigzaguent dans un labyrinthe végétal, où flotte une odeur d'herbe coupée, non loin d'un arbre magique où pendent des cartes de tarot, clin d'oeil à la superstition légendaire du fondateur de la maison.

Les premières silhouettes, noires et monacales, s'accompagnent de masques légers en forme d'hirondelle, de papillon ou d'araignée. Parfois de capuches. Le tailleur Bar et sa taille marquée, emblématique du New Look de Christian Dior, est revisité, avec de longues jupes culottes.
Dior haute couture printemps-été 2017, à Paris, janvier 2017

Dior haute couture printemps-été 2017, à Paris, janvier 2017

© Francois Mori/AP/SIPA
Le décor avec ses jeux de miroirs est installé dans le jardin du musée Rodin. 
Dior haute couture printemps-été 2017, à Paris, janvier 2017

Dior haute couture printemps-été 2017, à Paris, janvier 2017

© Francois Mori/AP/SIPA
Dans cette collection très "soir", les signes astrologiques sont brodés sur des robes bustiers. Les fleurs si chères à Christian Dior sont enserrées dans le tulle d'une robe et d'une pèlerine, évoquant un herbier. Une robe de cocktail écrue à franges, sur laquelle ont été brodées des fleurs en raphia, a nécessité 1.900 heures de travail. Une robe de 1949 à la jupe de pétales brodés de paillettes est réinterprétée façon 2017 avec du tulle plissé, dans des nuances de rose pastel.
Pour accompagner les robes de bal, le modiste britannique Stephen Jones a imaginé des coiffes de plumes, des couronnes de fleurs et de branchages. Aux pieds, des chaussures à petits talons pour plus d'aisance: "la haute couture doit être magique, mais aussi portable. Et confortable: si vous allez à un bal, vous voulez danser", explique à l'AFP Maria Grazia Chiuri, dont c'est la première collection haute couture pour la maison.
Dior haute couture printemps-été 2017, à Paris, janvier 2017

Dior haute couture printemps-été 2017, à Paris, janvier 2017

© Francois Mori/AP/SIPA
Elle a dédié cette collection à Franca Sozzani, rédactrice en chef de Vogue Italie et figure du monde de la mode décédée en décembre 2016.

L'Italienne a multiplié les références aux codes du fondateur de la maison, qui fête cette année ses 70 ans d'existence. Tout en apportant sa touche personnelle, son goût pour une féminité raffinée, l'histoire et les symboles.
Dior haute couture printemps-été 2017, à Paris, janvier 2017

Dior haute couture printemps-été 2017, à Paris, janvier 2017

© Dior Haute Couture SS17_Finale -® Adrien Dirand.jpg
La créatrice avait fait ses débuts chez Dior en septembre 2016 avec une collection de prêt-à-porter combative, inspirée par l'univers de l'escrime et autour du slogan "We should all be feminists", imprimé sur des t-shirts. Un mot d'ordre reprenant le titre d'un roman de l'auteur nigériane Chimamanda Ngozi Adichie. 

"Je suis contente de voir que des hommes et des femmes trouvent important de parler de l'égalité des droits, parce que nous avons probablement pensé à tort que c'était quelque chose d'acquis", estime la créatrice, mère d'une fille et d'un garçon. "Quand j'étais jeune, je pensais que peu à peu, tout le monde comprendrait que c'est normal. Mais vous vous réveillez un jour, et vous réalisez que ce n'est pas le cas, et qu'il y a un problème, qui est mondial", explique-t-elle.

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