Le duo Viktor & Rolf retrouve les podiums de la couture parisienne

Par @CocoJeammet Journaliste, responsable de la rubrique Mode de Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 26/04/2013 à 17H06
Les créateurs néerlandais Viktor & Rolf lors de leur défilé prêt-à-porter automne-hiver 2013-2014, à Paris

Les créateurs néerlandais Viktor & Rolf lors de leur défilé prêt-à-porter automne-hiver 2013-2014, à Paris

© MARTIN BUREAU / AFP

Le duo néerlandais Viktor & Rolf intégre le calendrier de la haute couture en tant que membre correspondant, a annoncé la Fédération française de la couture. Les créateurs présenteront leur collection automne-hiver 2013 du 1er au 4 juillet 2013 sur les podiums parisiens.

Viktor Horsting et Rolf Snoeren se sont fait connaître en 1993 au festival de la mode d’Hyères. Les créateurs néerlandais ont déjà défilé en haute couture. "Ils avaient été membres invités dans le calendrier entre 1998 et 2000 (...) Tous leurs concepts étaient alors haute couture", a expliqué Didier Grumbach, président de la fédération française de la couture et du prêt-à-porter des créateurs. "Ils sont ensuite passés au prêt-à-porter", a-t-il ajouté. Après avoir été membres invités de la couture, ils deviennent aujourd'hui membres correspondants. Ils ne peuvent pas être membres adhérents, leur société n'étant pas basée en France.
Viktor & Rolf pap ah 2012-2013, à Paris

Viktor & Rolf pap ah 2012-2013, à Paris

© M.Bureau/AFP
 
La saison précédente (celle du printemps-été 2013), les membres correspondants étaient les Italiens Giorgio Armani, Valentino, Versace ainsi que le Libanais Elie Saab et le Tunisien Azzedine Alaï, autant de spécialistes des tapis rouges.
Les femmes sont très dénudées, surtout au niveau des jambes. "La silhouette est courte, nous pensions que c'était assez cool", lance Rolf Snoeren en coulisses. Les jupes comme les robes se terminent en volume avec de jolis plis larges. Mais il y a aussi une combinaison noire ceinturée, et des tailleurs pantalons noirs avec des broderies blanches. Seule petite touche de couleur: les chaussures, le plus souvent noires ou blanches mais aussi parfois rouges vernies. Pour Viktor Horsting, "il y a quelque chose de plus jeune dans cette collection". Les formes sont "sculpturales", ajoute son acolyte. C'est "très sophistiqué, mais aussi tout à fait portable", dit Rolf Snoeren.

Les femmes sont très dénudées, surtout au niveau des jambes. "La silhouette est courte, nous pensions que c'était assez cool", lance Rolf Snoeren en coulisses. Les jupes comme les robes se terminent en volume avec de jolis plis larges. Mais il y a aussi une combinaison noire ceinturée, et des tailleurs pantalons noirs avec des broderies blanches. Seule petite touche de couleur: les chaussures, le plus souvent noires ou blanches mais aussi parfois rouges vernies. Pour Viktor Horsting, "il y a quelque chose de plus jeune dans cette collection". Les formes sont "sculpturales", ajoute son acolyte. C'est "très sophistiqué, mais aussi tout à fait portable", dit Rolf Snoeren.

© M.Bureau
Quid de la haute couture
La haute couture est passée de 24 maisons en 1987, à 22 en 1980, et à 14 pour les collections printemps-été 2013. L'appellation française haute couture est juridiquement protégée et attribuée selon des critères qualitatifs et quantitatifs stricts (modèles exclusifs sur mesure, travail réalisé à la main, pièces uniques sur mesure…). Les modèles doivent être exécutés dans les ateliers du créateur, qui doivent comprendre au moins 20 salariés, les créateurs doivent présenter au moins 25 modèles…

Les maisons qui ont la précieuse appellation sont : Alexis Mabille, Anne-Valérie Hash, la Maison Martin Margiela, Christian Dior, Chanel, Jean Paul Gaultier, Christophe Josse, Maurizio Galante, Giambattista Valli, Stéphane Rolland, Givenchy, Atelier Gustavolins, Adeline André et Franck Sorbier.
 
La haute couture, appellation exclusivement parisienne et chroniquement déficitaire, a perdu la moitié de ses acteurs depuis plus d'une dizaine d'années. Mais la part de rêve qu'elle génère reste la meilleure garantie de sa pérénité, l'image des maisons étant liée aux ventes des produits les plus lucratifs (cosmétiques, parfums, accessoires...).
 
Quand on parle de haute couture, la création prime sur l'argent, se plaisent à répéter les maisons, qui se gardent de révéler les investissements engloutis dans l'élaboration d'une collection ou l'organisation d'un défilé. Mais certaines maisons doivent renoncer à défiler, l'organisation d'une présentation et la réalisation des modèles - qui pour beaucoup ne se vendent pas - pouvant engloutir plusieurs millions d'euros.