Restructuration chez Sonia Rykiel, qui veut supprimer un quart des emplois

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 26/10/2016 à 14H04
Sonia Rykiel automne-hiver 2013-2014, à Paris 

Sonia Rykiel automne-hiver 2013-2014, à Paris 

© PIERRE VERDY / AFP

La maison de couture Sonia Rykiel a dévoilé mercredi un plan stratégique prévoyant la suppression d'un quart de ses effectifs afin de relancer la marque mise en difficulté, dit-elle, par un "contexte défavorable".

"Cette réorganisation entraînerait une diminution des effectifs de 79 postes sur 330", précise dans un communiqué la société, dont la fondatrice Sonia Rykiel est décédée en août à l'âge de 86 ans.
 
La maison de couture est détenue depuis 2012 par le fonds d'investissement chinois First Heritage Brands, qui détenait 80% du capital avant de monter à 100% début 2016.

La ligne "bis" et la collection enfants supprimées

Elle a décidé de mettre fin à sa ligne "bis", "Sonia by Sonia Rykiel", destinée à une clientèle plus jeune, ainsi qu'à la collection pour enfants.
 
Elle souhaite "concentrer ses ressources sur sa ligne originelle 'Sonia Rykiel', la plus forte, la plus créative et la plus aspirationnelle", qui sera élargie et dotée d'un segment "plus accessible".
 
Le "contexte défavorable" du marché du luxe et de la mode est mis en avant. La maison souligne ainsi "l'extrême difficulté de l'activité en Europe de l'est et les questionnements en Asie, deux zones géographiques majeures" et "plus récemment les attentats en France et en Belgique, et la baisse
concomitante forte des flux touristiques et des achats assortis à ce type de clientèle".

Le chiffre d'affaires est pourtant en hausse

"Malgré cette conjonction d'événements, la maison rencontre le succès à l'international, notamment aux Etats-Unis", tient-elle à souligner. La société indique qu'en 2015, "le chiffre d'affaires est reparti en croissance pour la première fois depuis 2008, porté par l'attractivité des collections de prêt-à-porter, et un succès initial de la nouvelle offre de maroquinerie".
 
Mais "ces résultats encourageants ne permettent pas à eux seuls d'assurer une croissance durable", résume la maison de couture.