Mes goûts et mes couleurs : Iris van Herpen, entre architecture et science

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 10H40, publié le 20/07/2015 à 10H28
La créatrice Iris Van Herpen 

La créatrice Iris Van Herpen 

© Jean Baptiste Mondino

Adepte de nouvelles technologies et de matières inédites, la créatrice néerlandaise travaille à la croisée des chemins entre architecture et science. Plexiglas et tubes en silicone côtoient soie et organza. Plus sculptures que vêtements, ses créations donnent au corps d'étranges formes organiques, minérales, et font l'objet d'expositions. Elle sera au High museum of art à Atlanta en novembre 2015.

"Je suis souvent inspirée par des choses que je ne vois pas et que je ne comprends pas, parce que ça laisse libre cours à mon imagination", explique Iris van Herpen. Le mouvement est un objet d'étude permanent pour cette fille d'une professeure de danse et d'un consultant spécialisé dans la gestion de l'eau qui a grandi loin de la mode, dans un petit village des Pays-Bas "sans télévision ni magazines". Passionnée de danse, elle s'est tournée vers la mode lors de ses études d'art, y trouvant "la combinaison parfaite entre le travail manuel, le travail des matières et l'attention portée au corps, les proportions, le mouvement".
 
Elle travaille avec les architectes Philip Beesley et Niccolo Casas pour les technologies numériques et l'impression en 3D. Une technique qu'elle utilise pour ses pièces de haute couture. La styliste avant-gardiste, qui a débuté chez Alexander McQueen à Londres avant de présenter sa première collection en 2007, a vu l'originalité de son travail récompensé par le prix de l'Andam destiné à soutenir les jeunes créateurs. Elle présente deux collections haute couture et deux collections de prêt-à-porter par an.
 
Soucieuse de pouvoir arriver à "un système de production plus respectueux de l'environnement", elle fait fabriquer en Europe. La clé peut justement résider selon elle dans les nouvelles technologies comme l'impression 3D, qui offrent de nouvelles possibilités de "produire très rapidement et sur demande", "dans un futur proche".
             
Quelle est la pièce préférée de votre dernière collection ?
"La robe feu circulaire. Ses couleurs ont été inspirées du feu. Cette robe montre l'infini et la répétition sans fin"
La robe feu au défilé d'Iris Van Herpen pap féminin automne-hiver 2015-16, à Paris

La robe feu au défilé d'Iris Van Herpen pap féminin automne-hiver 2015-16, à Paris

© Iris Van Herpen
Quel couturier vous a marquée au cours de votre carrière ?
"La Maison Martin Margiela"
Défilé Maison Margiela haute couture automne-hiver 2015-16, à Paris.

Défilé Maison Margiela haute couture automne-hiver 2015-16, à Paris.

© REX Shutterstock/SIPA
Quel est le dernier livre lu ?
"Naturalizing architecture" par Archilab. Si vous êtes intéressé par l'avenir de l'architecture, c'est un must à lire !"
AchiLab Naturalizing Architecture
Quelle est la dernière exposition vue ?
"L'exposition Les bord des Mondes au Palais de Tokyo à Paris est très belle et intrigante. J'ai aussi vu l'exposition consacrée à Jeanne Lanvin, au Palais Galliera, qui est magnifique".
Jeanne Lanvin, figure méconnue du public, sort de l'ombre pour une exposition qui rend hommage à son travail raffiné. A 125 ans, Lanvin est la plus ancienne maison de couture française en activité. L'Israélo-Américain Alber Elbaz en a pris la direction artistique en 2001.

Jeanne Lanvin, figure méconnue du public, sort de l'ombre pour une exposition qui rend hommage à son travail raffiné. A 125 ans, Lanvin est la plus ancienne maison de couture française en activité. L'Israélo-Américain Alber Elbaz en a pris la direction artistique en 2001.

© Corinne Jeammet
Quel est le dernier coup cœur musical ?
"Black Lake" de Bjork
"Black Lake" de Bjork