Les perles révèlent leurs secrets, à Londres

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 19/09/2013 à 15H02
Clip ‘Yaguruma’, Mikimoto, Japon, 1937, en platinum, or 18 carats, perles Akoya, diamants, saphirs et émeraudes

Clip ‘Yaguruma’, Mikimoto, Japon, 1937, en platinum, or 18 carats, perles Akoya, diamants, saphirs et émeraudes

© Mikimoto Pearl Island, Japan

Les perles, joyaux de la nature convoités de tout temps par les rois, reines et autres stars de cinéma, font l'objet d'une exposition à Londres qui dévoile leurs origines et balaie les idées reçues qu'elles véhiculent. Plus de 200 bijoux créés à partir de perles sont présentés jusqu'au 19 janvier au Victoria et Albert Museum de Londres.

Parmi les pièces les plus emblématiques, pourront être admirés une perle blanche portée par Charles I, des tiares de l'aristocratie européenne, des bijoux portés par les princesses orientales et asiatiques ainsi que le collier en perles d'Akoya offert par le joueur de baseball Joe DiMaggio à son épouse Marilyn Monroe ou des boucles d'oreilles d'Elizabeth Taylor.

© Victoria and Albert Museum, London
Malheureusement, la "peregrina", une perle unique du XVIe siècle qui est l'une des plus grosses en forme de poire et a été offerte par Richard Burton à Elizabeth Taylor, ne sera pas exposée. Montée sur un collier de diamant, elle a été vendue aux enchères à New York en 2011 pour 11,8 millions de dollars.

© Sotheby's
Tous les mollusques à coquilles peuvent produire des perles
L'occasion d'apprendre que les perles n'apparaissent pas à partir du sable entré dans les coquilles des mollusques. "Si vous coupez une perle en deux, vous ne trouverez jamais un grain de sable", a souligné Hubert Bari, l'un des commissaires de l'exposition. Leur origine est moins glamour: "c'est un accident biologique" se traduisant par l'entrée "d'une larve provenant des excréments de requin" dans la coquille, a-t-il expliqué.

Ce titulaire d'un doctorat en minéralogie a également écarté l'idée que seules les huîtres puissent produire des perles. "Les coquilles Saint-Jacques donnent de belles perles", a-t-il dit, ajoutant que "tous les mollusques à coquille pouvaient produire des perles".
Pearls and pearl necklaces from the Arabian Gulf Reproduction of original photograph The Arabian Gulf 20th century

Pearls and pearl necklaces from the Arabian Gulf Reproduction of original photograph The Arabian Gulf 20th century

© Hussain Alfardan Archives
L'exposition se penche sur les méthodes de pêche pratiquées dans le Golfe persique ainsi que le commerce des perles dans la région. "Nous racontons l'histoire des perles" dont la plus ancienne a été découverte aux Emirats arabes unis plusieurs milliers d'années avant Jésus Christ.

Signe de joie ou larmes de Dieu tombées dans la mer
L'exposition aborde l'ère romaine et la période médiévale "où l'apparition d'une perle était comparée à l'Immaculée Conception", jusqu'à la mythologie qui les entoure, a expliqué Beatriz Chadour-Sampson, historienne des bijoux et seconde commissaire de l'exposition. Celle-ci se penche sur "les symboles d'amour et d'enfer associés aux perles", ajoute-t-elle, expliquant qu'elles peuvent être "un signe de joie" mais qu'elles ont aussi été vues comme "les larmes de Dieu tombées dans la mer".

© Victoria and Albert Museum, London

Exposition "Pearls" du 21 septembre au 19 janvier 2014 au Victoria and Albert Museum. Cromwell Road. London SW7 2RL.