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Par @CocoJeammet Journaliste, responsable de la rubrique Mode de Culturebox

La Chapellerie : le nouvel écrin de l'Atelier-Musée du chapeau

Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 01/04/2013 à 09H18

Le nouvel Atelier-musée du Chapeau ouvre ses portes début avril, à Chazelles-sur-Lyon, principale cité de production du chapeau de feutre de luxe en France au début du XXe siècle. Tourné vers la valorisation des savoir-faire, ce lieu dédié au chapeau, à la mode et au luxe sert d’écrin aux créations des maisons françaises mais aussi aux entreprises qui ont fait la renommée de Chazelles-sur-Lyon.

  • Atelier-Musée du Chapeau : les vitrines 1920-1929
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    Atelier-Musée du Chapeau : les vitrines 1920-1929
    La ville a connu plusieurs siècles de prospérité grâce à la chapellerie de feutre de poil et connaît son apogée au début du XXe siècle en devenant la principale cité de production du chapeau de feutre de luxe en France. Les maisons Fléchet, France et Morreton, font sa renommée internationale. L’évolution de la mode après-guerre porte un coup fatal à cette industrie, dont le dernier représentant ferme ses portes en 1997. 
    © Daniel Ulmer
  • Création Jacques Fath, Paris 1951
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    Création Jacques Fath, Paris 1951
    La création en 1983 du musée du chapeau, devenu depuis Atelier-musée, suit l’époque du déclin de cette industrie locale multiséculaire. La création de la Chapellerie atelier-musée du chapeau vise à sauvegarder ces savoir-faire et à conserver la mémoire de ce passé. L’institution est labellisée « Musée de France ».
    © Willy Maywald
  • Atelier-Musée du Chapeau : le pelotage
    03 /09
    Atelier-Musée du Chapeau : le pelotage
    Le site, installé sur l’ancienne usine Fléchet réhabilitée, présente toutes les étapes de la chaîne de production du chapeau de feutre de luxe à partir du poil de lapin domestique, garenne et lièvre. Machines en fonctionnement, fabrication de chapeaux, vidéos-témoignages des ouvriers et atelier reconstitué plongent le visiteur dans l’atmosphère d’une usine de chapellerie. 
    © Atelier-Musée du Chapeau
  • Atelier-Musée du Chapeau : le foulage mécanique
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    Atelier-Musée du Chapeau : le foulage mécanique
    Les collections abordent chronologiquement et thématiquement le couvre-chef féminin et masculin du XVIIIe siècle à nos jours. Des chapeaux ecclésiastiques aux coiffures de grands cuisiniers sans oublier les couvre-chefs des femmes et hommes célèbres comme Grace Kelly ou François Mitterrand côtoient les pièces Paco Rabanne, Nina Ricci, Dior, Saint-Laurent Paris, Hermès et Jean-Paul Gaultier, de même qu’une série de chapeaux des années 1970 à nos jours de la maison Pierre Cardin, Jacques Pinturier, Marie Mercié et Stephen Jones.
    © Daniel Ulmer
  • Atelier-Musée du Chapeau : l'atelier de doreur sur cuir
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    Atelier-Musée du Chapeau : l'atelier de doreur sur cuir
    Le site accueille l’exposition permanente et une exposition temporaire annuelle, un atelier de production, un centre de formation en mode-chapellerie, un centre de documentation, les réserves et cinq ateliers de créateurs.
    © Daniel Ulmer
  • Atelier-Musée du Chapeau : l'atelier de semoussage
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    Atelier-Musée du Chapeau : l'atelier de semoussage
    L’implantation locale de la fabrication du feutre remonte à l’arrivée des chevaliers de Malte en 1148 dans la ville. Selon la tradition locale, les chevaliers, au retour de croisade, auraient mis du poil de chameau dans leurs bottes pour éviter les meurtrissures. Le frottement et la chaleur auraient donné cette matière non tissée qu’est le feutre. La première trace écrite signalant la présence de chapeliers date du XVIe siècle. Cette activité est organisée en petits ateliers. Les fabricants lyonnais se chargent de la finition et de l’écoulement des chapeaux.
    © Daniel Ulmer
  • Atelier-Musée du Chapeau : l'atelier de bichonnage
    07 /09
    Atelier-Musée du Chapeau : l'atelier de bichonnage
    Le milieu du XIXe siècle marque la fin de la période artisanale et amène l’essor industriel de la ville grâce à la mécanisation des phases de fabrication et à l’ingéniosité d’industriels précurseurs : Clavel, Provot, Fléchet. A la fin du XIXe siècle, cela se traduit lors des Expositions Universelles. Les maisons Provost, Ferrier et Fléchet remportent des médailles d’or et d’argent. L’apogée est atteinte dans les années 1930 avec 2.500 ouvriers et 28 fabriques. L’industrie chazelloise est présente sur les marchés mondiaux. Le destin de cette ville est lié à l’activité chapelière qui marque de son empreinte plusieurs domaines : architecture, réseau associatif, mosaïque d’entreprises…
    © Daniel Ulmer
  • Atelier-Musée du Chapeau : l'atelier d'appropriage
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    Atelier-Musée du Chapeau : l'atelier d'appropriage
    Après des périodes de forte activité et de transformation, les grandes fabriques ferment en 1976. Une seule petite entreprise, Ecuyer et Thomas, subsiste jusqu’en 1997. Dans les années 1980, les élus et une partie de la population souhaitent conserver ce patrimoine. L’idée de créer un lieu de conservation de cette mémoire évoque d’abord un présent douloureux, puis finit par mobiliser la ville qui s’attache désormais à témoigner de ce riche passé.
    © Daniel Ulmer
  • La chaîne de fabrication : du poil de lapin au chapeau de feutre
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    La chaîne de fabrication : du poil de lapin au chapeau de feutre
    Atelier-musée du chapeau. La Chapellerie. 31, rue Martouret. 42140 Chazelles-sur-Lyon. Tous les jours de 14h à 18h. Fermé Le lundi. En juillet et août, tous les Jours de 11h à 18h30. Fermé les 25 décembre, 1er janvier et 1er mai.
    © Pierre Vurpas et associés architectes