Le Manneken-Pis range sa garde-robe dans un nouveau musée à Bruxelles

Par @Culturebox
Mis à jour le 04/02/2017 à 10H16, publié le 04/02/2017 à 10H14
En 2016, le Manneken Pis est habillé comme le musicien belge Toots Thielemans

En 2016, le Manneken Pis est habillé comme le musicien belge Toots Thielemans

© Denis Closon / Isopix/SIPA

Tenues folkloriques, costumes traditionnels du monde entier ou créations de stylistes comme Jean Paul Gaultier... La garde-robe du Manneken-Pis, le petit garçon faisant pipi symbole de Bruxelles, est présentée dès ce 4 février dans un nouveau musée à deux pas de la célèbre statuette.

La garde-robe contient 2.000 costumes, dont 130 sont exposés dans un nouveau musée situé dans le quartier historique du centre de la capitale belge, au numéro 19 de la rue du Chêne. Elle s'agrandit chaque année d'une vingtaine de nouvelles tenues, spécialement conçues pour la statue-fontaine, haute de 55,5 cm, réalisée en 1619-1620.
La garde-robe de Manneken-Pis dans un musée à Bruxelles, février 2017

La garde-robe de Manneken-Pis dans un musée à Bruxelles, février 2017

© SISKA GREMMELPREZ / BELGA MAG / BELGA
Cette tradition de l'habillage remonte au début du 17e siècle. Un tableau évoquant la procession dite de "l'Ommegang" peint en 1615 par Denis Van Alsloot montre le Manneken-Pis ("le gamin qui pisse", en néerlandais) habillé en berger. Le plus vieux costume conservé a été offert par le roi de France Louis XV en 1747. Sa réplique est présentée au musée.
La garde-robe de Manneken-Pis dans un musée à Bruxelles, février 2017.

La garde-robe de Manneken-Pis dans un musée à Bruxelles, février 2017.

© EMMANUEL DUNAND / AFP
"Manneken-Pis est le seul exemple connu au monde d'une statuette profane possédant une vraie garde-robe", se sont réjouis les responsables du musée. "Le Manneken Pis, c'est Bruxelles.
Le Manneken Pis habillé par Jean Paul Gaultier, en 2015

Le Manneken Pis habillé par Jean Paul Gaultier, en 2015

© OLIVIER HOSLET/EFE/Newscom/MaxPPP
A chaque fois qu'il reçoit un costume, il endosse une identité et Bruxelles est avant tout la multiculturalité, l'ouverture (...). Après les attentats du 22 mars (2016), tous les caricaturistes dans les journaux ont dessiné le Manneken Pis", soulignait récemment l'échevine (adjointe au maire) bruxelloise Karine Lalieux.