Anti-fourrure : Brigitte Bardot écrit à la chatte de Lagerfeld

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 23/06/2015 à 18H13
Brigitte pose pour les 20 ans de safondation en 2006.

Brigitte pose pour les 20 ans de safondation en 2006.

© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Brigitte Bardot a écrit mardi une lettre à Choupette, la chatte du couturier Karl Lagerfeld, pour lui demander de "ronronner à l'oreille" de son maître de cesser d'utiliser de la fourrure dans ses collections, peu avant la semaine de la haute couture.

Alors que la maison italienne Fendi, dont Karl Lagerfeld est le directeur artistique, prévoit un défilé de "haute fourrure" le 8 juillet à Paris, "BB" s'adresse à l'animal chéri du couturier dans ce courrier, dont une copie a été transmise à l'AFP par sa fondation.

"Je compte sur toi pour ronronner à l'oreille de Papa Karl"

"Ma tendre Choupette, je compte sur toi pour ronronner à l'oreille de Papa Karl le désespoir que tous tes petits frères à fourrure ressentent lorsqu'il fait la 'promo' de leurs dépouilles. Eux qui, comme toi, ne demandent qu'à vivre, sont innocents et sont condamnés à mort pour que leurs peaux servent de parures à des 'inhumaines'", écrit l'ancienne actrice.

Karl Lagerfeld dessinant sa chatte Choupette (2015)

Karl Lagerfeld dessinant sa chatte Choupette (2015)

© JENS KALAENE / DPA / dpa Picture-Alliance/AFP

"Si tu lui miaules ton chagrin il le comprendra et donnera l'exemple tant attendu. Il ne peut rien te refuser ! Je te câline ma reconnaissance", conclut Brigitte Bardot, depuis sa maison de La Madrague.

L'ardente militante de la cause animale avait déjà écrit un message similaire à Choupette, en réponse à l'envoi d'un chèque par le couturier à la Fondation Brigitte Bardot, à l'occasion des 80 ans de la star en septembre.

Karl Lagerfeld avait défendu son utilisation de la fourrure dans ses collections, lors du festival d'Hyères en avril: "Les gens mangent de la viande et portent du cuir, et le cuir n'est rien d'autre que de la fourrure rasée", avait-il argué, insistant aussi sur le poids de cette industrie de la fourrure et les emplois qu'elle représente.