Cities for Freedom : les 10 ans de l'ICORN, réseau de villes-refuges pour les artistes persécutés

Par @Culturebox
Publié le 31/03/2016 à 14H38
Extrait de l'affiche "Cities for freedom", dessin de Mana Neyestani

Extrait de l'affiche "Cities for freedom", dessin de Mana Neyestani

© Mana Neyestani

La ville de Paris accueille jusqu'à samedi l'assemblée générale de l'ICORN, un réseau de villes-refuges pour les artistes persécutés dans leurs pays, qui fête ses dix ans d'existence. Une exposition et des événements sont au programme de cet anniversaire.

Pendant trois jours, des débats autour de la liberté d'expression sont organisés avec des blogueurs et journalistes comme Arifur Rahman (Bangladesh), Sakher Edris (Syrie) ou Orlando Luis Pardo Lazo(Cuba). Organisés dans les bibliothèques, à la Maison des Metallos, et la Maison de la Poésie, des concerts, des débats, des lectures, des ateliers de danse, ou des "goûters-philo", toute la programmation est en entrée libre sur réservation. A voir égalament une exposition de portraits d'artistes accrochés aux  grillles de l'Hotel de Ville de Paris.

"Cet événement est une occasion pour la ville de ré-affirmer son attachement indéfectible aux valeurs universelles de l'humanité", souligne la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Vivre et travailler sans craindre la censure ou les menaces

L'ICORN, International Cities Of Refuges Network, réunit 55 villes, à majorité européenne, qui "s'engagent à soutenir des écrivains menacés et persécutés dans leur pays d'origine durant une période d'une à deux années.

Ces écrivains, originaires du monde entier (syriens, iraniens, afghans, égyptiens...), trouvent refuge dans les villes membres où ils peuvent vivre et travailler sans craindre la censure ou sans être menacés. Le réseau, présidé par Peter Ripken, a vu le jour en 2006 à l'initiative de Stavanger en Norvège, la ville de Paris l'a rejoint en 2011.