Il y a eu Diane Foley pour les gorilles et Jane Goodall pour les chimpanzés. Aujourd’hui, on découvre Claudine André et à travers elle une espèce de singe moins connue, mais génétiquement plus proche encore de l’homme : les bonobos du Congo. Qui est Claudine André ? Une « mémère à macaques », pour les uns, en particulier ses détracteurs africains qu’elle gêne dans leurs trafics, une « African Queen » flamboyante et impavide pour ses amis, à coup sûr une mère adoptive pour ces petits primates, tendres, espiègles et extraordinairement attachants que sont les bonobos. 
Il était temps que quelqu’un s’en occupe, des bonobos! Pour alimenter en viande de brousse Kinshasa, un bidonville de huit millions d’habitants, les braconniers tuent tout ce qui bouge dans le bassin du Congo. Claudine André recueille les orphelins dans son sanctuaire Lola ya bonobos (Le paradis des bonobos), une installation qu’elle a créée au sud de Kinshasa au prix d’efforts et de risques insensés, pour essayer d’enrayer le déclin de cette espèce menacée de disparition.
Cette femme hors du commun, née en Belgique, mais qui se considère comme congolaise malgré ses cheveux roux et ses yeux bleus, qui parle toutes les langues locales comme une indigène et connaît la jungle comme sa poche, raconte ici sa passion souvent contrariée pour l’Afrique, la paupérisation inexorable d’un pays, le Congo, qui avait tout pour réussir sa décolonisation, et sa « tendresse sauvage » pour ses petits pensionnaires dont la personnalité complexe, très individualisée et pour tout dire étrangement humaine, nous séduit et nous émeut au fil de ces pages. Une tendresse sauvage Acheter le livre Voir le livre
Mettre en avant le livre: