Gustave Flaubert naît le 12 décembre 1821 à Croisset, près de Rouen. Peu convaincu par des études de droit qu’il ne poursuit pas, miné par l’ennui, Flaubert, ne se passionne que pour l’écriture : « Je suis un homme-plume ; Je sens par elle, à cause d’elle, par rapport à elle et beaucoup lus avec elle ». Sa  Correspondance (près de 4000 lettres) le livre depuis toujours et jusqu’à la fin comme ses manuscrits, tous conservés, du premier jet jusqu’aux ultimes corrections. Ses écrits de jeunesse sont historiques, diaboliques, morbides et romantiques. Inscrit à Paris pour apprendre le Code civil, il fréquente plutôt le monde et se fait des amis (Maxime Du Camp) et échoue à ses examens. Il rentre en Normandie affirmer, contre l’avis de son père, sa vocation. Une attaque nerveuse le terrasse en 1844, et les crises renouvelées coupent  court à toutes velléités d’études. La maladie a résolu son problème.  Son père achète à Croisset une belle demeure du XVIIIe où Flaubert achève L’Education sentimentale. En 46,  son père et bientôt sa sœur  juste mère d’une petite fille, Caroline, meurent. En  seize mois, autour de la révolution de 48,  il rédige La Tentation de Saint Antoine que ses amis juge ratée.  Il se lance alors avec Maxime Ducamp dans un long voyage en Orient dont il reviendra émerveillé, ayant pris la distance qui lui était nécessaire pour « aboutir » sa conception de sa littérature.  Le 19 septembre 1851, de retour à Croisset, il entame Madame Bovary. Le sujet qu’il choisit est résolument insipide, une histoire courante de la toute petite bourgeoisie provinciale. Flaubert décide de faire de cette pauvre aventure un chef-d’œuvre neuf d’écriture et de conception qu’il achève en 1856. Publié en 57, le livre connaît  immédiatement un immense succès public renforcé par le procès intenté à Flaubert  pour « atteinte à la morale ».  Flaubert sait que ce n’est pas tant pour outrage à la moralité publique que le scandale a éclaté mais plutôt à cause d’un style radicalement nouveau, une prose dont les  gammes éclataient. Des codes radicalement différents bouleversent  l’art d’écrire, le modèle définitif d’un genre   qui n’est plus celui de Balzac. De 1857 à 1862, il se consacre à la rédaction de « Carthage » qu’il intitule finalement Salammbô, œuvre somptueuse et souvent encore incomprise. « Une bosse de hachich historique » selon ses propres termes, Salammbô est un théâtre optique dont on connaît mal encore le dispositif. L’Education sentimentale (1864-1869) ne connaît aucun succès. Pendant la rédaction de La Tentation de Saint Antoine, il voit mourir certains de ses amis, sa mère, la guerre de 70, la Commune, et cette époque déchirée  lui donne la sensation d’un cauchemar. A sa publication, la critique rejette totalement le livre effrayée par le vertige de culture et d’érudition qui s’y développe. Julien, Félicité et Hérodias sont les personnages des Trois contes qui sont publiés en 1877.  Sa mort en 1880, épuisé par des crises, laisse Bouvard et Pécuchet inachevé.

 

 

Editions

- 1894 Ferroud Illustré de 23 eaux-fortes d’Emile Adan gravées par Champollion.

- 1951 Trois Contes : Un Cœur Simple, illustré par Félix Vallotton (Hérodias illustré Par René Piot, La Légende de St-Julien l'hospitalier illustré par Antoine Bourdelle)

- 1994 Le Livre de Poche

- 2001 Hachette Education / Collection Biblio Collège

- 2012 Carrés classiques / Nathan

- 1936 Œuvres complètes, Bibliothèque de la Pléiade / Gallimard

- 2009 Livre Audio Un cœur simple lu par Marie-Christine Barrault, éditions Audiolib, collection « Chefs d'œuvre à écouter »

 

 

Adaptations

Film

- 1977 Un Cuore simplice, réalisé par Giorgio Ferrara

- 2008 Un cœur simple, Drame français de Marion Laine avec Sandrine Bonnaire (disponible en Vidéo à la demande : http://pluzzvad.francetv.fr/videos/un-c-ur-simple_512.html http://pluzzvad.francetv.fr/videos/un-c-ur-simple_512.html)

 

Radio

- France culture, Septembre 2011, Fabrice Luchini lit Un cœur simple (20 parties) : http://www.franceculture.fr/emission-fabrice-luchini-lit-fiction-luchini-lit-un-coeur-simple-de-gustave-flaubert-220-2011-08-30.

- Emission "Les Nouveaux chemins de la connaissance" du 03.06.2011 sur la relation Maîtres et serviteurs à partir d'Un cœur simple de Flaubert : http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-10-11-maitres-et-serviteurs-44-un-coeur-simple-de-f

 

Théâtre

- Adaptation de Daniel Martin, Marie Martin-Guyonnet et Jean Pennec : https://sites.google.com/site/theatredelaboderie/un-coeur-simple-de-flaubert       

 

Bande dessinée

- Trois contes en BD, Darnétal, Édition Petit à Petit, 2007.

 

 

Anecdotes

- Dans le Dictionnaire des idées reçues, Flaubert insère le nom « Félicité » à la lettre F. La définition qu'il donne est la suivante : « Toujours “parfaite”. Votre bonne se nomme Félicité, alors elle est parfaite »

- Musée Flaubert et de la Médecine

- Maison où naquit Flaubert : http://www.musees-haute-normandie.fr/fiche.php3?lang=fr&id_article=25

http://flaubert.univ-rouen.fr/

 

Analyses, découvertes

- Site très complet sur l’œuvre de Flaubert http://jb.guinot.pagesperso-orange.fr/pages/accueil.html

- Site du Centre Flaubert, de l’Université de Rouen, regroupant diverses ressources et études critiques : http://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/

- Un manuscrit de Flaubert BNF   Gallica bibliothèque numérique http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53000021.f14

- Article sur l’amitié et la rivalité entre Zola et Flaubert : http://www.amis-flaubert-maupassant.fr/article-bulletins/004_011/

- Article sur comment Flaubert a formé Maupassant à l’écriture : http://www.amis-flaubert-maupassant.fr/article-bulletins/011_041/

 

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