François Hollande, pour son dernier salon du livre, fait le plein de lectures

Par @Culturebox
Mis à jour le 24/03/2017 à 10H27, publié le 24/03/2017 à 10H21
François Hollande au salon du livre, mars 2017

François Hollande au salon du livre, mars 2017

© Etienne LAURENT / POOL / AFP

Dans les allées du salon Livre Paris que le président de la République a inauguré jeudi, avant l'ouverture au public, François Hollande a fait le plein de livres.

Si les visiteurs ne sont pas encore là, éditeurs et auteurs se pressent autour du chef de l'Etat qui dit "aimer les livres", surtout les livres d'Histoire. "Le livre c'est une priorité qui a été portée tout au long du quinquennat", confie le président en fin de mandat qui rappelle qu'il a veillé "à défendre le droit d'auteur". 

Escorté par Vincent Montagne, le président du Syndicat national de l'édition qui rassemble les éditeurs de France, le président entame une visite qui va durer trois heures. Chez Dupuis, on lui offre "Gaston au-delà de Lagaffe", album catalogue de l'exposition consacrée au plus paresseux et subversif des antihéros de BD. "J'adore Gaston", avoue le président qui repartira avec un autre album sur un épisode peu connu de la vie de l'écrivain britannique Graham Greene durant le Coup de Prague de 1948. Le président étonne le directeur général des éditions Dupuis, Julien Papelier, en racontant des anecdotes sur l'auteur du "Troisième homme".

"Il ne faut pas avoir de condescendance pour les livres qui se vendent"

Les livres sont confiés, par les agents chargés de la protection du président, à son aide de camp portant deux sacoches qui au fil des stands s'alourdissent.

Au stand d'Humensis, nouvelle maison d'édition qui regroupe notamment Belin et les Puf, le président s'arrête sur un numéro du magazine Cerveau & Psycho. Il s'amuse d'un titre en Une du magazine: "Leaders politiques : des scores de
psychopathie alarmants". "On parle de moi?", demande-t-il. "Personne n'est cité", répond, la directrice d'Humensis. Le magazine rejoint les sacoches. Le président discute devant un stand où est exposé "De la vertu", un des livres de Jean-Luc Mélenchon. Ses yeux tombent sur le livre : "De la vertu, il en faut, il en faut...", dit-il.  

Il a aimé "L'histoire mondiale de la France" et s'enquiert auprès d'Olivier Bétourné, le président du Seuil si le livre "marche bien". "On est à plus de 80.000 exemplaires", le rassure l'éditeur. François Hollande prend aussi le dernier Guillaume Musso. "Il ne faut pas avoir de condescendance pour les livres qui se vendent", souligne-t-il avant d'insister: "il faut que les livres se vendent".

Au pavillon des Lettres africaines où auteurs et éditeurs se bousculent pour attirer son attention, le président prend le temps d'écouter une conteuse qui raconte "l'histoire du mille pattes". Selon le conte, l'insecte était insatiable réclamant sans cesse à Dieu une nouvelle patte. Pour le punir de sa cupidité, Dieu le laissa avec ses mille pattes. La morale de l'histoire selon le social-démocrate François Hollande est qu'il "vaut mieux toujours distribuer".