Salon du Livre : « J’aime la romance et je vous emmerde ! »

Par @sophiejouve1 Rédactrice en chef adjointe de Culturebox, responsable de la rubrique Théâtre-Danse
Mis à jour le 04/04/2013 à 22H16, publié le 25/03/2013 à 11H40
L'écrivain française, Cassandra O Donnell

L'écrivain française, Cassandra O Donnell

© S.Jouve

Cette année, deux rencontres sont organisées autour de la nouvelle romance au Salon du Livre. Longtemps snobées, ces histoires d’amour qui ont suivi l’évolution du statut de la femme sont bien dans l’air du temps, quelles soient érotiques, contemporaines ou encore paranormales. Il s’en vend chaque année en France, 12 millions de titres.

« On aime la romance et on n’est pas plus con ! » s'exclame Cassandra O’Donnell au Salon du Livre. Cassandra est française, son nom est un pseudo. Elle est l’une des rares auteurs française de romance, ce genre typiquement anglo- saxon, longtemps considéré chez nous comme une littérature bas de gamme.
Un nom à consonance anglo-saxon pour éviter les préjugés

Un nom à consonance anglo-saxon pour éviter les préjugés

© S.Jouve
Cassandra O’Donnell dit avoir choisi son pseudo pour éviter les préjugés lorsqu’elle s’est lancée dans la série « Rebecca Kean », qui a fait son succès. Cette jeune femme brune au sourire carnassier, capte avec son franc parler l’attention de l’auditoire exclusivement féminin de cette rencontre qui se tenait dimanche matin. Elle  s’amuse de ces auteures de romance qui longent les murs, de peur d’être cataloguées.

« La légitimité de la Romance se trouve dans le nombre de lecteurs. Lire ce n’est pas seulement élever son esprit, c’est un acte de plaisir. De temps en temps on a besoin de s’évader. Pourquoi culpabiliser les lectrices ? C’est d’une condescendance hallucinante ! ». 
Un public exclusivement féminin

Un public exclusivement féminin

© S.Jouve
Excusez du peu, pour les amateurs de romance la figure tutélaire est Jane Austen, dont on célèbre cette année les 200 ans d’ « Orgueil et Préjugés ». Aujourd’hui en France la romance représente 10 % du marché, avec trois éditeurs seulement (Harlequin, Jai Lu, Milady Romance). Des livres exclusivement vendus en Relais H ou dans les supermarchés pour plus d’anonymat. En comparaison aux Etats-Unis ce genre littéraire représente 43% du marché, plus de 50% des livres de poches. Soit 1,3 milliards de dollars de chiffre d’affaire.   
La romance paranormale

La romance paranormale

© S.Jouve
Lors de cette rencontre il a été question des différents genres de la littérature romantique : historique, contemporaine, paranormale, érotique, romantique-suspens. Gnangnan la Romance ? " ça défrise la plupart du temps s’esclaffe une fidèle lectrice ! ".
 
Bien entendu la romance est une histoire d'amour qui se termine bien. L'autre code de ce genre littéraire est de suivre les héros jusqu’à la chambre à coucher.
Et selon les adeptes, cela ne date pas de « 50 nuances de Gris » le best seller planétaire de EL.James, qualifié de porno soft. Sylvie Gand, du site de lectrices Blue Moon, apprécie encore davantage l’écrivain Sylvia Day (« Regarde-moi »). « Elle est si bien entrée dans la tête de son héroïne, qu’elle va finalement  poursuivre ce qui ne devait être qu’une simple trilogie… ».   
Des histoires d'amour qui se terminent toujours bien

Des histoires d'amour qui se terminent toujours bien

© S.Jouve
 
Pistes de lectures :
« Regarde-moi » de Sylvia Day (J'ai Lu)
« Rebecca Kean-4 » de Cassandra O’Donnell (J’ai Lu)
« Avant toi », de Jojo Moyes. Pratique les mouchoirs en papiers sont fournis avec le livre ! (Milady Grande Romance)