Virginie Carton : attention, nouveau talent !

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 27/04/2012 à 11H02
Virginie Carton vient de publier son premier roman "Des amours dérisoires" (Grasset)

Virginie Carton vient de publier son premier roman "Des amours dérisoires" (Grasset)

© DR

Dans son premier roman « Des amours dérisoires » Virginie Carton nous présente Vincent. Un type gentil, prévenant, pas tout à fait sorti de l’adolescence. Et dramatiquement sous-équipé en courage. Ce qui va lui jouer bien des tours.

« Je suis désolé ». Ca lui arrive souvent à Vincent, d’être désolé. Pour les autres, et surtout pour lui-même. Comment en est-il arrivé à demander en mariage la femme qu’il avait prévu de quitter à la fin du week-end ? Pourquoi regrette-t-il aussi souvent ses choix, ou ses non-choix ? 

Vincent, on a pourtant envie d’être son ami. Il ne dissimule pas ses failles, il est immature, mais généreux. Et il marche au coup de cœur. Assez représentatif de la génération « Bref ». Dans sa quête du bonheur, il va prendre bien des détours. Et quelques coups, aussi. On s’accroche à ses basques. On ne sera pas déçu.

Ces « amours dérisoires », on les dévore d’une traite. Sans se demander vraiment dans quel registre évoluent Vincent, Marine, Raphaël, Sarah, Paul et les autres. Comédie dramatique ? Drame souriant ? Peu importe, car Virginie Carton emporte le morceau grâce à une écriture légère, virevoltante et ramassée, dépourvue d’artifices, sans chichis.  Et à un très agréable tempo des mots.

Journaliste spécialisée dans la chanson française, elle convie quelque guest-stars à son pot de départ vers sa nouvelle vie d’auteur. Julien Clerc promène son petit garçon, Francis Lalanne ses cuissardes et sa future femme. On croise même un revenant, Jean-Pierre François, en gérant de boîte de nuit fâché avec l’orthographe.

Tout ceci est joyeux et mélancolique à la fois. Sur la couverture, un ballon-cœur s’apprête à s’envoler vers Malo les Bains ou le Mississipi. On s’y accroche, séduit par ce livre si prometteur.

« Des amours dérisoires » de Virginie Carton (Grasset) 186 pages – 14,50 € - en librairie le 2 mai 2012