Le Femina pour Simon Liberati

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 07/11/2011 à 13H56
Simon Liberati (septembre 2011)

Simon Liberati (septembre 2011)

© François Guillot / AFP

Simon Liberati a reçu lundi le prix Femina pour "Jayne Mansfield 1967" (Grasset). Son roman est une méditation sur le destin de cette blonde plantureuse, sex symbol brisée par Hollywood, qui a fini en bimbo trash avant de mourir sur une route à 34 ans

Simon Liberati a été choisi au premier tour par 9 voix contre 3 à Colette Fellous ("Un amour de frère", Gallimard).

"Ce prix est d'abord pour elle, pour Jayne Mansfield", a déclaré Simon Liberati, interrogé peu après l'annonce du prix. "Je suis d'abord content pour elle qui a eu une féminité très contestée, beaucoup caricaturée. Et qu'elle soit couronnée par un jury de femmes, c'est quelque chose qui me touche beaucoup", a-t-il ajouté.

"Ce n'est pas la décadence de Jayne Mansfield qui me plaît, mais son énergie. Elle dénichait toujours l'argent pour assurer un train de vie énorme. Elle me fascine depuis mes 17 ans", assure Simon Liberati qui regrette que "de sa vie, on ne se souvient que de sa mort".

Jayne Mansfield s'est tuée dans un accident de voiture le 29 juin 1967, la nuit, sur la route 90 entre Beloxi et La Nouvelle-Orléans. Collision frontale de sa Buick avec un semi-remorque. L'une de ses perruques blondes flottait sur une branche, d'où la légende tenace de sa décapitation.

La chronique d'une déchéance
Il ne s'agit pas d'une biographie: le roman commence par l'accident et c'est au bout de quarante pages seulement que le lecteur apprend l'identité de la passagère. Jayne Mansfield reprend vie par fragments: les navets qu'elle a tournés, les mariages ratés, l'alcool, le LSD et la névrose. Oubliée des studios, devenue presque chauve, elle en est réduite à se déshabiller dans des bouges sordides.

Né en 1960, Simon Liberati a collaboré aux magazines FHM et Grazia. Jayne Mansfield 1967 est son quatrième roman.