La mort de la romancière Christine Arnothy

Par @Culturebox
Publié le 07/10/2015 à 09H19
Christine Arnothy en janvier 2004 dans l'émission "Vol de Nuit", sur TF1

Christine Arnothy en janvier 2004 dans l'émission "Vol de Nuit", sur TF1

© Chevalin / Vol de Nuit / Sipa

La romancière d'origine hongroise Christine Arnothy, prix Interallié en 1980 pour le roman "Toutes les chances plus une", femme de plume et d'esprit, s'est éteinte à l'âge de 84 ans, a-t-on appris mardi auprès de sa fille.

Née le 20 novembre 1930 à Budapest, auteur de 48 romans, Christine Arnothy s'était fait connaître au milieu des années 1950 avec son autobiographie "J'ai 15 ans et je ne veux pas mourir", où elle racontait son quotidien pendant la Seconde Guerre mondiale. Le livre avait reçu le Prix Vérité en 1954.

Elle s'était installée en France après avoir quitté la Hongrie, sous domination soviétique, en passant la frontière à pied avec ses parents.

Deux ans après le succès de son premier livre, Christine Arnothy lui donne une suite avec "Il n'est pas facile de vivre" (Fayard). Suivront notamment "Dieu est en retard" (Gallimard), "Le Cardinal prisonnier" (Julliard), "Le Jardin noir" (prix des Quatre-Jurys, Julliard), "Toutes les chances plus une" (Prix Interallié, Grasset), un recueil de nouvelles, "Le Cavalier mongol" (Grand Prix de la nouvelle de l'Académie française, Flammarion).

En 2008, elle avait publié une suite à son autobiographie, "Les Années cannibale" (Fayard). Elle a écrit "Une Valse à Vienne" (Fayard) en 2009 et "La Vie d'une manière ou d'une autre" (Flammarion) en 2010.

Elle était en train de travailler sur un roman

Christine Arnothy a également écrit pour le théâtre, la radio et la télévision. "Elle était en train de travailler sur un roman qu'elle adorait, sur +la grande réconciliation entre les animaux et les êtres humains+. Elle n'a pas pu le terminer", a indiqué sa fille dans un communiqué.

Christine Arnothy partagea la vie du journaliste Claude Bellanger (1910-1978), l'un des fondateurs à la Libération du journal Le Parisien libéré, dont il assura la direction générale avant de devenir vice-président de l'AFP et de la Fédération internationale des éditeurs de journaux.

Un don aux Restos du Cœur pour lui rendre hommage

Ses cendres, mélangées à celles de Claude Bellanger, seront dispersées dans une mer française. "Si les lecteurs veulent faire plaisir à l'écrivain qu'ils aimaient beaucoup, ils peuvent faire un don aux Restos du Coeur à Paris. Merci à l'avance", a précisé sa fille.

Par ailleurs, Christine Arnothy était commandeur de la Légion d'honneur.