"L'hermine était pourpre" prix du quai des Orfèvres 2012

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 22/11/2011 à 14H05
Le 36 Quai des Orfèvres, siège de la Police judiciaire

Le 36 Quai des Orfèvres, siège de la Police judiciaire

© Thomas Coex / AFP

Le prix du quai des Orfèvres 2012 a été attribué mardi à Pierre Borromée pour son roman "L'hermine était pourpre", a annoncé le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, président d'honneur du jury. Patrick Bruel est le parrain de cette 65ème édition.

Pierre Borromée, pseudonyme d'un "auteur quadragénaire issu du monde judiciaire" dont "c'est le premier roman", selon l'éditeur, a reçu son prix au  36 quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire parisienne. C'est "un orfèvre des rouages  judiciaires", précise seulement l'éditeur qui n'a pas souhaité communiquer la réelle identité de l'écrivain.

C'est la 65ème édition de de prix littéraire, qui récompense chaque année un manuscrit inédit de roman policier présenté par un écrivain de langue  française.

Du rififi chez les notables

"L'hermine était pourpre" se déroule dans un coin retiré d'une province française où notables, avocats, magistrats et policiers vivent dans un monde clos et feutré, avec des habitudes tenaces. Dans le village de Villecomte, Juliette Robin, l'épouse d'un célèbre avocat est retrouvée morte, étranglée sur lit de torture. Le commissaire Baudry, amateur de bonne chère et policier blasé, est saisi de l'enquête. Il se trouve confronté à un procureur et à un juge d'instruction pétris de certitudes, le second soupçonnant un peu vite le mari de la victime.

Le prix du quai des Orfèvres est choisi de manière anonyme par un jury présidé par le directeur de la police judiciaire (PJ) de la préfecture de  police de Paris, Christian Flaesch, et composé d'une vingtaine de membres (policiers, magistrats, journalistes).

Fayard édite le polar

La qualité littéraire et le degré de réalisme avec lequel est décrit le fonctionnement de la police et de la justice concourent à désigner le lauréat.

L'ouvrage retenu est ensuite publié par les éditions Fayard avec un tirage minimum de 50.000 exemplaires. Les derniers ouvrages, selon une source à la PJ,  ont été publiés à plus de 120.000 exemplaires.