L'écrivain Oliver Sacks annonce qu'il souffre d'un cancer en phase terminale

Par @Culturebox
Mis à jour le 19/02/2015 à 17H51, publié le 19/02/2015 à 17H49
L'écrivain et neurologue britannique Oliver Sacks en 2005.

L'écrivain et neurologue britannique Oliver Sacks en 2005.

© Johnathon Henninger/AP/SIPA

L'écrivain et neurologue britannique Oliver Sacks, auteur du best-seller mondial "L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau", a révélé jeudi dans une tribune bouleversante au New York Times qu'il souffrait d'un cancer en phase terminale.

Désormais "face à la mort"

"Il y a un mois, je me sentais en bonne santé, en très bonne santé, même", écrit le médecin âgé de 81 ans dans une tribune publiée par le quotidien américain. "Mais ma chance a tourné. Il y a quelques semaines, j'ai appris que les métastases s'étaient multipliées dans mon foie", poursuit-il.

Il y a neuf ans, Oliver Sacks avait été soigné pour une forme rare de mélanome qui lui avait fait perdre l'usage d'un oeil. Il a récemment appris qu'il faisait partie des "2% de patients malchanceux" chez qui ce type de cancer s'est étendu.

"Je suis reconnaissant d'avoir pu vivre neuf ans de bonne santé et de productivité depuis que le diagnostic a été établi, mais maitenant je vois la mort en face", explique-t-il. "Je dois maintenant choisir comment vivre les mois qu'il me reste. Je veux vivre de la façon la plus riche, la plus profonde, la plus prolifique qui soit", assure-t-il.

Oliver Sacks dit ne pas vouloir consacrer le peu de temps qui lui reste à l'actualité, à la politique ou au réchauffement climatique. "Ce n'est pas de l'indifférence, c'est du détachement. Je continue à être touché par ce qui se passe au Moyen-Orient, par le réchauffement de la planète,les inégalités grandissantes, mais ce ne sont plus mes affaires, cela concerne l'avenir", conclut-il.

Ses livres inspirés de sa vie de praticien

Oliver Sacks s'est fait connaître en 1973 avec son livre "L'éveil", dans lequel il exposait le cas de patients qui souffraient d'"encéphalite léthargique", une forme de "maladie du sommeil" dont le neurologue les sortait grâce à un médicament.

Son livre a ensuite été adapté au cinéma en 1990 par le réalisateur Penny Marshall avec Robin Williams et Robert DeNiro.

Mais c'est sans doute son essai "L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau" qui lui a valu son plus grand succès de librairie. Il y décrivait les infections les plus singulières qu'il avait rencontrées chez ses patients.