Du côté de chez Proust : sur les traces d'un génie littéraire à Combray

Par @Culturebox
Mis à jour le 20/07/2013 à 12H09, publié le 18/07/2013 à 15H55
Marcel Proust vu par la peintre Jacques-Emile Blanche

Marcel Proust vu par la peintre Jacques-Emile Blanche

© GIANNI DAGLI ORTI / THE ART ARCHIVE / THE PICTURE DESK

"Longtemps je me suis couché de bonne heure." Cette phrase, ouvrant "Du côté de Chez Swann", premier des 7 tomes de l'oeuvre monumentale de Marcel Proust "À la recherche du temps perdu" nous ramène dans l'enfance de l'auteur, lorsqu'il passait ses vacances à Combray au bord du Loir. 20 ans après les événements, l'écrivain transforme la maison de la tante Léonie en un lieu de souvenirs fantasmés.

Dans sa tendre enfance, Marcel Proust, notre aimé mangeur de madeleines, se rendait en vacances dans le pittoresque village de Combray. Petit parisien peu habitué aux charmes étranges de la campagne, l'auteur a tranformé son expérience en une véritable aventure initiatique, où chaque trait de caractère des personnages qu'il a réellement rencontrés a été amplifié. A l'occasion du centenaire de la publication de "Du côté de chez Swann", une équipe de France 3 s'est rendue en "pélerinage" à Illiers-Combray, parcourant le chemin des aubépines...
Avec Proust, les lieux et les objets acquièrent une sorte d'intemporalité, magnifiés par la plume d'un auteur pour qui chaque détail procure de vives émotions. Le quotidien devient extraordinaire, une manière de figer ce temps qui poursuit son immuable course vers l'avant.

Reportage de M. Metaoui, D. Le Pape, N. Stil   
Le testament de Proust

C'est en 1907 que Proust s'attelle à l'écriture d'"À la recherche du temps perdu". Publiés entre 1913 et 1927, soit 5 ans après la mort de l'écrivain, les 7 tomes de son roman fleuve restent l'une des plus brillantes réflexions sur l'aristocratie parisienne du début du siècle dernier. Une oeuvre d'une incroyable modernité, considérée comme la première à rompre avec la notion d'intrigue.
Photographie de Marcel Proust enfant

Photographie de Marcel Proust enfant

© FÉLIX NADAR / MINISTÈRE DE LA CULTURE - MÉDIAT / RMN-GRAND PALAIS
"Le temps retrouvé"

Proust a recréé les lieux révélateurs de son identité entre fascination et ironie, avec la poésie propre au rêveur solitaire qui aimait à se promener dans le parc de Combray, qui deviendra le jardin de Monsieur Swann. Ses longues phrases, caractéristiques de son style, cherchent à restituer toute la force et la complexité de chaque instant chéri, souvenir fugace qui risque de s'envoler à tout jamais. 

On se souvient de la scène du baiser maternel avant le coucher, si importante pour cet enfant sensible à la santé fragile (Proust souffrait d'asthme), où chaque élément du décor contribue à décrire l'atmosphère de cet instant d'émotion pure.