Décès de l'écrivain tchèque dissident Ludvik Vaculik

Par @Culturebox
Mis à jour le 07/06/2015 à 13H08, publié le 07/06/2015 à 13H05
L'écrivain dissident tchèque Ludvik Vaculik en 2011

L'écrivain dissident tchèque Ludvik Vaculik en 2011

© Josef Horazny / AP / SIPA

L'écrivain et journaliste tchèque Ludvik Vaculik, farouche détracteur du régime communiste au pouvoir en ex-Tchécoslovaquie de 1948 à 1989, est mort samedi à l'âge de 88 ans, ont rapporté les médias tchèques.

Ludvik Vaculik, né en 1926, avait accédé à la notoriété avec son roman "La Hache" (1966) sur un homme dont les sympathies communistes à la sortie de la Deuxième guerre mondiale tournent à la désillusion, pour lui-même et pour sa famille.
               
En 1968, durant le "Printemps de Prague", il avait écrit le manifeste des "Deux mille mots", document-clé appelant à des réformes, qui avait été signé par des centaines de milliers de personnes.

Trois romans publiés en France          

Le Printemps de Prague a été écrasé par l'invasion des troupes soviétiques et du Pacte de Varsovie le 21 août 1968. Mis au ban de la société, censuré et poursuivi par l'Etat, l'écrivain a été une figure de l'édition souterraine.
 
Ludvik Vaculik à fait partie des auteurs de la Charte 77 des droits de l'homme avec des dissidents comme Vaclav Havel. Il a reçu plusieurs prix littéraires après la Révolution de velours de 1989 qui a mis un terme au régime communiste.
 
Trois de ses romans ont été publiés en français : "La Hache" (Gallimard, 1972), "Les Cobayes", parabole qui a pour narrateur un employé d'une banque où tout le monde pratique le vol, avec en contrepoint sa vie de famille et l'élevage de cobayes de son fils (Gallimard, 1974) et "La Clé des songes" (Actes Sud, 1989), chronique de la vie en Tchécoslovaquie dans les années 1970, après la reprise en main.