Décès de l'écrivain Christian Gailly

Par @Culturebox
Mis à jour le 07/10/2013 à 17H13, publié le 07/10/2013 à 12H15
L'écrivain Christian Gailly est mort à l'âge de 70 ans

L'écrivain Christian Gailly est mort à l'âge de 70 ans

© MAXIMILIEN LAMY / AFP

L'écrivain Christian Gailly, auteur d'une quinzaine de romans, qui fut aussi musicien de jazz et psychanalyste, est mort vendredi d'une infection pulmonaire à l'âge de 70 ans, ont annoncé lundi à l'AFP les Editions de Minuit, éditeur de toute son oeuvre.

Né à Paris en 1943 dans une famille modeste, Christian Gailly a publié son premier roman à l'âge de 44 ans, "Dit-il", en 1987. Puis ce sera "K622" en 1989, "L'Air" en 1991, "Dring" en 1992 ou encore "Les fleurs" en 1993. L'auteur poursuivra ce rythme endiablé d'écriture, dans un style minimaliste et syncopé, une musique des mots à la fois tragique et légère, jusqu'à "La roue et autres nouvelles" en 2012.

Dans "Dernier amour", en 2004, il parlait de l'ultime partition amoureuse d'un musicien proche de la mort... Christian Gailly faisait partie de ce groupe d'auteurs des Editions de Minuit portés par Jérôme Lindon, aux côtés notamment de Jean Echenoz ou Jean-Philippe Toussaint. 

Hommage d'Aurélie Filippetti
La ministre de la Culture a salué l'écrivain qui "a, comme tant de belles vocations tardives, donné naissance à une production abondante et comme marquée par l'urgence". Il traitait "les sujets les plus graves avec une légèreté qui séduisait les publics et les jurys les plus variés", a ajouté Aurélie Filippetti.

Ainsi, "Nuage rouge" a obtenu le Prix France Culture en 2000 et "Un soir au club" le Prix du Livre Inter en 2002. Son livre "L'Incident" a été adapté au cinéma par Alain Resnais pour le film "Les Herbes folles", en 2009, et son roman "Un soir au club" par Jean Achache.

Avant d'écrire, ce saxophoniste de jazz avait tenté une carrière dans la musique, puis ouvert un cabinet de psychanalyste à la suite de sa propre analyse: "c'était un échec, mais de cette sorte d'échec qui guérit du goût de l'échec. Je me souviens d'une séance où j'en faisais peut-être un peu trop. Mon thérapeute m'a conseillé de l'écrire. Je pense que c'est ainsi que je suis devenu écrivain", confiait-il à Libération.