Carole Martinez reçoit le Goncourt des lycéens

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 07/11/2011 à 13H27
Carole Martinez

Carole Martinez

© Photo PQR / L'Est Républicain / MAXPPP

Le 24e prix Goncourt des lycéens a été décerné lundi à Rennes à Carole Martinez pour "Du Domaine des Murmures (Gallimard)

Son roman a été choisi au 3e tour de scrutin par sept voix, contre six au livre de Sorj Chalandon ("Retour à Killybegs", Grasset). Il était aussi en lice pour le Goncourt, attribué à Alexi Jenni, et pour le Médicis, décerné à Mathieu Lindon.

Le jury était composé de 13 délégués (neuf filles et quatre garçons) représentant une cinquantaine d'établissements dont trois lycées étrangers (Belgique, Québec et le lycée français de Londres).

Le président du jury, Benjamin, a été séduit par "l'écriture poétique" du  roman couronné "qui offre une autre vision du monde". Pauline, autre membre du jury, a estimé de son côté qu'il s'agissait du "roman le mieux écrit, avec du lyrisme, de la poésie. Et il nous fait voyager".

Un conte médiéval à "l'écriture poétique"
"Du Domaine des Murmures" est la confession d'une jeune fille du Moyen-Age, emmurée vivante pour se donner à Dieu et rattrapée par la fureur du monde.

Esclarmonde, 15 ans, fille unique du seigneur des Murmures, refuse en 1187 d'être mariée. On l'enferme dans un réduit avec pour seule ouverture une petite fenêtre. Mais celle qui se croyait vouée à une vie de contemplation se met à recevoir la visite des villageois quand la naissance de son fils, fruit d'un viol juste avant son enfermement, passe pour un miracle.

Née en 1966, comédienne puis enseignante avant de se consacrer à l'écriture, Carole Martinez a remporté le prix Ouest-France Etonnants voyageurs pour son premier roman, "Le Coeur cousu" qui se passait en Espagne au XIXe siècle.

Six romans figuraient dans la dernière sélection du Goncourt des lycéens. Outre le roman récompensé, il s'agissait de "Retour à Killybegs" (Grasset) de Sorj Chalandon, "Les Souvenirs" (Gallimard) de David Foenkinos, "Monsieur le  commandant" (Nil) de Romain Slocombe, "Tout, tout de suite" (Fayard) de Morgan Sportès, et "Rien ne s'oppose à la nuit" (JC Lattès) de Delphine de Vigan.