Rencontre avec Chantal Spitz écrivaine majeure de Polynésie

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 29/02/2012 à 15H05
Chantal Spitz

Chantal Spitz

© FranceO/culturebox

De sa double origine, tahitienne et occidentale, Chantal Spitz, née à Pape'ete en 1954, tire une force souveraine qui s’exprime par une parole fière dans des textes engagés, poétiquement et politiquement. C'est une voix majeure de la Polynésie que nous avons rencontré pour ce magazine intitulé "Chantal Spitz en terre d'enfance"


Le verbe haut de Chantal Spitz exprime la douleur ancienne d’un peuple aux prises avec une « histoire coloniale », dont l’expression mélancolique est la marque littéraire la plus évidente.
Très ouverte sur l’hémisphère pacifique qui l’environne, Chantal Spitz n’a cessé de lutter contre l’emprise des clichés et des idées reçues sur la Polynésie (voir sa critique des textes de Pierre Loti, que l’on retrouve dans le documentaire en ligne).

Elle est considérée comme l’auteur du premier roman tahitien dont le titre refuse toute concession, L'île des rêves écrasés, d’abord édité en 1991 puis réédité en 2003 par son éditeur actuel, Au vent des îles.
Un roman du dévoilement qui lui a même valu quelque inimitié dans l’archipel.

Depuis ce livre jusqu’à sa direction de la revue littéraire Littérama'ohi, Chantal Spitz s’est aussi attachée à un travail sur la langue, dont témoigne son dernier roman, écrit au cours de sept années de travail, Elles, Terre d’enfance, roman à deux encres. Un travail où s’exprime une langue poétique, réflexive, imprégnée de mots tahitiens, dans un français au souffle puissant. Là est sa singularité, comme le montre le documentaire que nous lui consacrons, tourné en avril et mai 2011 lors de la promotion de son livre en Europe.
 

 

Chantal Spitz  sera présente au Salon du livre de Paris.