Rachat de Flammarion: seuls 3 éditeurs dans la course

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 05/03/2012 à 17H19
Flammarion au Salon du livre

Flammarion au Salon du livre

© Medhi Fedouch/AFP

Seuls trois éditeurs français seraient finalement intéressés par un rachat de Flammarion au groupe italien d'édition et de presse RCS Mediagroup. Alors qu'une source proche du dossier parlait lundi de quatre éditeurs en lice, le PDG des éditions La Martinière a indiqué mardi que son groupe ne déposerait pas d'offre.

Gallimard, Editis (qui appartient au groupe espagnol Planeta) et Média Participations seraient encore sur les rangs pour racheter Flammarion, propriété de RCS Mediagroup depuis 2000. Leurs offres doivent être déposées mercredi auprès de Mediobanca, banque conseil de RCS Mediagroup sur cette opération.

En janvier, RCS Mediagroup, qui détient notamment l'éditeur italien Rizzoli, le quotidien Corriere della Sera, le journal sportif la Gazzetta dello Sport et le journal espagnol El Mundo, avait annoncé qu'il allait étudier les manifestations d'intérêt pour certains de ses actifs, dont Flammarion.

Céder Flammarion permettrait au groupe de réduire sa dette qui s'élevait fin 2011 à 938 millions d'euros alors qu'il est en difficulté financière, sa perte s'étant creusée à 25,5 millions d'euros sur les neuf premiers mois de 2011.

Flammarion évalué à 200 millions d'euros par la presse italienne
La presse italienne évalue l’entreprise Flammarion à 200 millions d’euros. Le rachat des éditions Flammarion par Gallimard hisserait le nouveau groupe au 3e rang des éditeurs français, juste derrière Hachette et Éditis. « Une belle opportunité » confiait  Antoine Gallimard au magazine Livres hebdo, tout en assurant vouloir conserver l’autonomie des deux structures en cas de reprise, soulignant le caractère « complémentaire » des deux maisons d’édition.

Pour La Martinière, le timing n'est pas bon
"Nous ne sommes pas prêts à déposer une offre mercredi (pour le rachat de Flammarion) car nous pensons que ce n'est pas forcément la bonne période pour une acquisition de cette ampleur", a déclaré mardi le PDG de La Martinière, Hervé de La Martinière.