"Terminus radieux" d'Antoine Volodine, prix Médicis 2014 : "C'est l'aboutissement de 30 ans d'écriture"

Par @Culturebox
Mis à jour le 05/11/2014 à 10H28, publié le 04/11/2014 à 13H11
Antoine Volodine, auteur de "Terminus radieux" (Seuil) Prix Médicis 2014

Antoine Volodine, auteur de "Terminus radieux" (Seuil) Prix Médicis 2014

© ANDERSEN/SIPA

Antoine Volodine a reçu mardi le prix Médicis pour "Terminus radieux" (Seuil) . L'Australienne Lily Brett a obtenu le Prix Médicis étranger pour "Lola Bensky".

"Terminus radieux" d'Antoine Volodine, publié aux éditions du seuil prix Médicis 2014, est une  fresque sauvage et noire dans une Sibérie dévastée par les explosions nucléaires où les hommes, devenus des mutants, ne savent plus s'ils sont morts ou vivants.

"Terminus radieux" a été choisi par huit voix au 1er tour contre une à Laurent Mauvignier ("Autour du monde"). Son roman de 600 pages faisait partie de la dernière liste du prix, inchangée entre la deuxième et la troisième sélection, où figuraient entre autres Eric Reinhardt, Claudie Hunzinger ou Valérie Zenatti.

"C'est l'aboutissement de 30 ans d'écriture"

Antoine Volodine, principal pseudonyme du romancier né en 1950, qui signe également Elli Kronauer, Manuela Draeger ou Luitz Bassmann, est l'auteur d'une vingtaine de romans sous le nom de Volodine, dont "Des anges mineurs", prix du Livre Inter en 2000.

Dans les territoires irradiés, après la "Deuxième Union soviétique", de rares survivants de l'utopie socialiste - tractoristes, kolkhoziens, komsomols, soldats en déroute, zeks (détenus) en liberté, liquidateurs - sont les héros déchus de "Terminus radieux", récit halluciné au style puissant. "Je suis très heureux, ce prix est très important pour moi, c'est l'aboutissement de 30 ans d'écriture", a déclaré Antoine Volodine.

Une Bridget Jones branchée sur guitare électrique

L'Australienne Lily Brett a obtenu le Prix Médicis étranger pour "Lola  Bensky" (La grande ourse), un beau portrait de femme, fille de rescapés de la Shoah, et émouvant hommage aux génies du rock des années 60 et 70. Très autobiographique, le roman de Lily Brett, paru à la Grande Ourse, est le premier de l'auteure à être traduit en français. Le livre raconte l'histoire captivante et drôle d'une jeune journaliste de rock, Lola, un peu naïve, sorte de Bridget Jones branchée sur guitare électrique.