160 p. - 16,90 €

Antonio Tabucchi avait achevé la rédaction de Pour Isabel en 1996, peu de temps après Requiem. Il l'avait conçu comme un mandala : chaque chapitre dessine un nouveau cercle dans lequel le protagoniste Waclaw Slowacki rencontre un nouveau personnage ayant connu Isabel. Cette dernière a mystérieusement disparu depuis des années, et son ami Waclaw cherche à retrouver sa trace. Son enquête débute dans un restaurant de Lisbonne, où il attend Monica qui a grandi avec Isabel. Monica évoque leur enfance et leur adolescence, puis elle parle surtout des activités politiques de son amie, opposante au régime de Salazar. D'après elle, Isabel serait morte en prison. Puis, elle suggère à Tadeus de rencontrer l'ancienne nourrice d'Isabel. Cette dernière contredit la version de Monica et explique à Tadeus qu'Isabel s'était enfuie du pénitentiaire. Tadeus poursuit toutes les pistes, s'envole pour la Chine et Macao, puis revient en Europe, où Isabel lui apparaît finalement à l'ombre du Vésuve, là où le temps s'efface dans un présent perpétuel... Si Pour Isabel s'ouvre dans un style empreint du réalisme politique dans lequel on reconnaît les thèmes qui traversent toute l'oeuvre de Tabucchi, la dimension plus onirique de la fin du livre est tout aussi remarquable. Le récit est construit par cercles concentriques se resserrant progressivement autour du personnage d'Isabel, qui en est le centre absent autour duquel se construit la totalité de l'histoire : la recherche d'Isabel comme personnage disparu, évanescent, finit naturellement par symboliser la recherche de soi. Pour Isabel
Mettre en avant le livre: