Maryse Rivière prix du quai des Orfèvres 2015 pour "Tromper la mort"

Par @Culturebox
Mis à jour le 18/11/2014 à 14H26, publié le 18/11/2014 à 12H20
Le Quai des Orfèvres, siège de la PJ parisienne

Le Quai des Orfèvres, siège de la PJ parisienne

© THOMAS SAMSON / AFP

Le prix du quai des Orfèvres 2015 a été attribué mardi à Maryse Rivière pour son roman "Tromper la mort", a annoncé le directeur de la police judiciaire parisienne, Bernard Petit.

Maryse Rivière, qui a déjà écrit trois ouvrages dont un polar, situe son roman entre la France et l'Irlande. Il raconte la traque d'un tueur en série, érudit et fin lettré, qui a agi par le passé à Paris. Il récidive en Irlande cette fois alors que les policiers français le croyaient mort. Ceux-ci sont appelés à la rescousse par leurs homologues irlandais.

L'occasion pour l'auteur de décrire l'Irlande, son histoire, ses légendes, ses paysages. "J'y vais très souvent", a-t-elle dit à l'AFP peu avant la remise de ce prix. "J'y ai des liens familiaux, ce pays me fascine, l'ambiance surtout et bien sûr son histoire, tout à fait passionnante. Les Irlandais sont des gens très attachants. Je ne parle pas des pubs et des paysages qui contribuent évidemment à l'ambiance...".

La lauréate, navigante à Air France sur moyens et longs courriers pendant vingt-cinq ans puis responsable du service culturel de Gournay-sur-Marne (Seine-Sain-Denis), dit écrire depuis une dizaine d'années. Son premier polar, "Sous le Signe de la Souris" (Liv'Editions), a reçu le prix du Goéland masqué en 2009.

"+Tromper la mort+ se raccroche plus ou moins" à celui-ci, indique-t-elle: "on y retrouve le même meurtrier, qui prend donc la fuite en Irlande, et le même groupe d'enquêteurs français". "Il s'agit davantage d'une traque que d'une enquête à proprement parler", ajoute-t-elle. "J'ai adoré traiter des rapports entre policiers français et irlandais, c'était très jubilatoire".

Le prix du quai des Orfèvres, dont le parrain est cette année l'acteur et chanteur Marc Lavoine, est décerné par un jury (policiers, magistrats, journalistes) présidé par le directeur de la PJ parisienne. Il se prononce sur une sélection de manuscrits anonymes. Ignorant l'identité comme la fonction des auteurs, leur choix ne considère que l'intérêt du texte soumis à leur appréciation, dans le respect des procédures et des vraisemblances policières, scientifiques ou judiciaires. L'ouvrage retenu est publié par les éditions Fayard avec un tirage minimum de 50.000 exemplaires. Certains ont atteint plus de 100.000 exemplaires.