L'éditeur de polars François Guérif donne ses archives personnelles à la BnF

Par @Culturebox
Mis à jour le 19/06/2015 à 09H36, publié le 19/06/2015 à 09H35
François Guérif en 2005

François Guérif en 2005

© ANDERSEN ULF/SIPA

L'éditeur François Guérif, qui a fait découvrir aux lecteurs francophones nombre de chefs-d'oeuvre du roman noir et policier, a fait don à la BnF d'une partie de ses archives personnelles, a indiqué jeudi la Bibliothèque nationale de France.

Fondateur de la collection Rivages/Noir qu'il dirige depuis 1986, François Guérif est l'éditeur en France de James Ellroy mais aussi du maître du polar "ethnographique", Tony Hillerman, de James Lee Burke dont Bertrand Tavernier a adapté une des oeuvres ou de Dennis Lehane, également adapté au cinéma.

Ses archives remontent à ses débuts dans l'édition en 1978 jusqu'à aujourd'hui

Elles sont composées de sa correspondance avec les auteurs de toutes nationalités dont il a édité les textes. On y trouve notamment les échanges de lettres avec les Français Jean-Patrick Manchette, Léo Malet, Thomas Narcejac ou Pierre Siniac, les Américains Robert Bloch, Howard Fast, Jim Nisbet, Ellery Queen et James Ellroy ou encore le Britannique Robin Cook et le Cubain Daniel Chavarria. Ces archives contiennent également d'autres documents inédits comme un petit texte dactylographié de Howard Fast, "Another Time", datant de 2002, un an avant la mort de l'écrivain.
Ce don rejoint les fonds d'archives de littérature policière que le département des Manuscrits de la BnF constitue depuis plusieurs années et qui  contribuent à la valorisation de ce genre.

Agé de 70 ans, François Guérif s'est lancé dans l'édition à la fin des années 70. Il a lancé la revue Polar, les collections Red Label, Engrenage International, Fayard noir. Sa collection Rivages/Noir est devenue culte au fil de près de 30 ans de publications. C'est lui qui a exhumé les oeuvres de David Goodis et de Jim Thompson alors même que ces auteurs étaient tombés dans un quasi oubli aux Etats-Unis. Les francophones ont pu, grâce à lui, redécouvrir les oeuvres de Donald Westlake, le maître du polar humoristique, William Irish ou Elmore Leonard dans des  traductions enfin non caviardées ou amputées.