Michel Houellebecq et la presse, des relations délicates

Par @Culturebox
Mis à jour le 14/08/2015 à 11H05, publié le 14/08/2015 à 10H55
Michel Houellebecq à Paris le 7 janvier 2015

Michel Houellebecq à Paris le 7 janvier 2015

© Thibault Camus / AP / Sipa

L'écrivain Michel Houellebecq nourrit une certaine méfiance envers les médias s'il se sent "pourchassé". Récemment, il a boycotté une journaliste du Monde qui devait lui consacrer un grand portrait, accordant finalement des entretiens au Figaro.

Sollicité début juin par une journaliste du Monde pour réaliser un long portrait à paraître dans le célèbre quotidien du soir, l'écrivain a sèchement refusé. Puis il a demandé à ses proches de ne pas parler à cette journaliste (il s'agit d'Ariane Chemin, selon L'Express), a-t-on appris jeudi auprès d'un ami de l'auteur de "Soumission".

Dans un courriel adressé le 26 juin à la journaliste du Monde et à une trentaine d'autres personnes liées au milieu de l'édition, consulté par l'AFP, l'écrivain met en doute la qualité du travail de la reporter et précise souhaiter que son entourage ne réponde pas à ses questions.

L'auteur affirme qu'il recommandera à ses proches de lancer des poursuites contre le journal si des informations concernant sa vie privée devaient figurer dans les articles à paraître.

"Pourchassé", Houellebecq choisit le Figaro Magazine

Finalement, Michel Houellebecq a accepté une série d'entretiens... mais avec un journaliste du Figaro Magazine. Dans l'un des ces entretiens publiés à partir de fin juillet, l'écrivain affirme être "pourchassé" par Le Monde, et "plus précisément" par la journaliste qui avait sollicité une rencontre avec lui.

L'auteur des "Particules élémentaires" accuse cette journaliste de faire "un mélange de faits vrais, d'affabulations crédibles et d'insinuations malveillantes".

Contactée, la rédaction du Monde a refusé de commenter la décision de l'écrivain de boycotter sa journaliste.

L'enquête sur Michel Houellebecq doit être publiée à partir de lundi dans Le Monde. La journaliste qui l'a réalisée a affirmé avoir interrogé plus d'une centaine de personnes pour son enquête.