Maxime Le Forestier, de "La Maison Bleue" à "Né quelque part"

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 04/07/2011 à 10H44
Maxime Le Forestier, de "La Maison Bleue" à "Né quelque part"

Maxime Le Forestier, de "La Maison Bleue" à "Né quelque part"

© Culturebox

L'été 2011 sera celui de Maxime Le Forestier. L'auteur-compositeur-interprète âgé de 62 ans fête ses quarante ans de carrière avec plusieurs événements : un livre "Né quelque part" écrit avec Sophie Delassein (éditions Don Quichotte) et le ré-enregistrement de son premier album par des artistes de la jeune génération (Ayo, La Grande Sophie, Emilie Loizeau...). Cet album, qui sort le 4 juillet 2011, porte le nom de la chanson qui fit connaître Maxime Le Forestier, "San Fransisco" et sa célèbre "Maison bleue".

Il y a des histoires qui méritent d'être racontée parce qu'aux delà des faits, elles en disent long sur une époque et un état d'esprit. "La Maison Bleue" fait partie de ces histoires là. Petit retour en arrière : en 1971 Maxime Le Forestier, 22 ans, revient de son service militaire chez les parachutistes, séjour qui l'a conforté dans ses opinions pacifistes.  Sa soeur Catherine, âgée de 25 ans, vient d'enregistrer son deuxième album, "Au pays de ton corps". Elle entraîne son "fréro" au Festival de Spa en Belgique. Maxime l'accompagne à la guitare et tous deux remportent le concours. En coulisses, ils rencontrent Lux Alexandre, "un aventurier" chevelu, barbu et homosexuel, qui leur dit que San Francisco est faite pour eux. Il leur donne l'adresse d'une maison bleue, située au coeur de Castro, l'ancien quartier mexicain. Quand il frappe à la porte de cette maison, on lui demande s'il est homosexuel, il répond que non et précise qu'il vient de la part de Luc Alexandre. Un sésame qui lui permettra dit-il "d'arriver dans un monde dont je ne pouvais soupçonner l'existence". Au coeur de cette famille hippy, il va rester plus d'un mois. Mais c'est seulement un an et demi après ce séjour qu'il sortira "San Francisco", qui fut au départ une lettre pour remercier "Lizzard, Psylvia, Tom, Phil" et tous les autres.
Pour l'anecdote, il faut savoir que grâce à la journaliste Sophie Delassein (avec qui il a écrit son autobiographie), la fameuse maison bleue qui était devenue verte a finalement retrouvé sa couleur azur. Pour fêter l'événement, Maxime Le Forestier a donné un concert exceptionnel en juin dernier lors de la pose d'une plaque commémorative sur la maison.

- A voir aussi sur Culturebox :
- Maxime Le Forestier aux rencontres musicales d'Astaffort
- Michel Delpech raconte ses heures sombres dans "La jeunesse passe trop lentement"
- Patricia Kaas se livre dans l'ombre de ma voix