Mario Vargas Llosa : le régime castriste ne survivra pas

Par @Culturebox
Mis à jour le 28/11/2016 à 09H32, publié le 28/11/2016 à 09H25
Mario Vargas Llosa à Guadalajara (Mexique) le 26 novembre 2016

Mario Vargas Llosa à Guadalajara (Mexique) le 26 novembre 2016

© Hector Guerrero / AFP

L'écrivain péruvien et lauréat du prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa a jugé dimanche "très peu probable" que le régime cubain survive au décès du "dictateur" Fidel Castro, père de la Révolution sur l'île caribéenne. "L'Histoire ne l'absoudra pas", a-t-il déclaré à El Paìs.

Lors d'une conférence de presse au salon du livre de Guadalajara, au  Mexique, Mario Vargas Llosa, qui ne cache pas sa détestation du régime cubain, a même jugé que les "structures de domination et de contrôle vont commencer à  lentement se fissurer" après la mort de Fidel Castro, décédé vendredi à 90 ans à La Havane.
"Espérons que ce processus soit rapide et, surtout, qu'il se fasse en douceur, qu'il n'engendre pas davantage de violence que celle dont le peuple cubain a déjà souffert", a déclaré Mario Vargas Llosa.
 
D'après l'écrivain âgé de 80 ans, il paraît "très peu probable que le régime survive à la disparition du dictateur (Fidel Castro) car c'est lui qui faisait en sorte que le système soit plus ou moins immobile et qu'il n'évolue  pas".

"L'Histoire n'absoudra pas Fidel Castro"

"L'Histoire n'absoudra pas Fidel Castro", a par ailleurs déclaré Mario Vargas Llosa au quotidien espagnol El Paìs, pour reprendre la célèbre phrase du lìder maximo qui avait proclamé : "L'Histoire m'absoudra." L'auteur péruvien, qui a rappelé les persécutions contre les dissidents et les homosexuels, espère "que sa mort ouvrira à Cuba une période d'ouverture, de tolérance et de démocratisation".
 
Enthousiaste compagnon de route de la Révolution cubaine à ses débuts, Mario Vargas Llosa s'est progressivement montré déçu par son évolution, avant de devenir l'un de ses plus farouches opposants.
 
Par le passé il a également vertement critiqué le défunt écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez, lui aussi lauréat du prix Nobel de littérature, pour l'amitié que ce dernier témoignait à Fidel Castro.