Marie-Antoinette : un livre d'histoire, un nouveau manga et une expo à Tokyo

Par @Culturebox
Publié le 10/10/2016 à 14H59
"Marie-Antoinette, la jeunesse d'une reine" Fuyumi SORYO (Glénat)

"Marie-Antoinette, la jeunesse d'une reine" Fuyumi SORYO (Glénat)

© Fuyumi Soryo / Kodansha LTD

Plus de 200 ans après sa mort, Marie-Antoinette, figure de la royauté longtemps honnie, est en passe de devenir une vedette de l'édition.

De "Juger la reine" (Tallandier), de l'historien Emmanuel de Waresquiel, à "Marie-Antoinette, la jeunesse d'une reine" (Glénat), un manga de la Japonaise Fuyumi Soryo, on ne compte plus les livres consacrés à l'épouse du roi Louis XVI, exécutée il y a juste 223 ans, le 16 octobre 1793. 

Le Japon est certainement le pays, hors de France, où la figure de Marie-Antoinette est la plus populaire, notamment à travers le personnage conçu par Rieko Ikeda dans un autre manga, "La rose de Versailles", paru pour la première fois au Japon en 1972.

Reconstitution de l'appartement de la reine

"Marie-Antoinette, la jeunesse d'une reine" (Glénat) sort simultanément dans les pays francophones et au Japon et raconte l'arrivée en France, en 1770, de la jeune "Antonia", archiduchesse d'Autriche, pour y épouser Louis-Auguste, dauphin et futur roi de France. Le manga a été réalisé avec la participation du Château de Versailles. 

En marge de l'album, une exposition sur Marie-Antoinette sera organisée à Tokyo à la Mori Arts Center Gallery à compter du 25 octobre. Outre les planches du manga de Fuyumi Soryo, l'exposition présentera quelque 150 chefs-d'oeuvre des collections de Versailles dont de nombreux portraits de la reine et des membres de la famille royale. Clou de l'exposition, l'appartement privé de la reine, aménagé à partir de 1782, sera reconstitué. 

"Elle en a été grandie et elle en est morte"

C'est aux derniers jours de la reine que s'intéresse l'historien Emmanuel de Waresquiel, spécialiste de la Révolution française. "Juger la reine" se concentre sur les trois jours et deux nuits, du 14 au 16 octobre 1793, qu'il a fallu pour juger et exécuter Marie-Antoinette. Le livre est plein d'empathie pour "la reine martyre" qui apparaît les cheveux blanchis devant ses juges (elle n'a pas encore 38 ans).

Marie-Antoinette n'a pas seulement connu les prisons des Tuileries, du Temple et de la Conciergerie, écrit l'historien. "L'enfermement fut toute sa vie", dit-il. "Elle a été reine, elle a fait son métier de reine et elle l'est restée jusqu'au bout. Elle en a été grandie et elle en est morte", poursuit Emmanuel de Waresquiel.

"Juger la reine", Emmanuel de Waresquiel (Tallandier - 360 pages - 22,50€)
"Marie-Antoinette, la jeunesse d'une reine" (Glénat - 180 pages - 9,15€)