Réputé à tort une « tragédie naturaliste », Mademoiselle Julie est le drame de Strindberg le plus souvent représenté en Suède ainsi qu'à l'étranger ; quant au Pélican, il s'agit d'une « pièce de chambre »  à la tonalité plus intimiste. Ces deux oeuvres témoignent de la même ambition : créer des personnages et non des archétypes, une mère et non la mère, une avare qui ne soit pas seulement l'avarice, un intrigant qui ne se réduise pas à l'ambition. Le théâtre, selon Strindberg, peut et doit montrer les contradictions et les équivoques qui habitent l'âme humaine. En dramaturge véritablement moderne, Strindberg orchestre ainsi des huis clos frénétiques et crus, dont l'audace demeure toujours aussi corrosive aujourd'hui.

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