« Au début, c’était un cataclysme avec de la brûlure et de l’exaltation.
Des mots, toujours les mêmes, sans cesse répétés, j’ai fait connaissance avec les mots d’amour d’une langue ancienne.
J’ai tant parlé. J’aurais pas dû.
Oui, je revivais.
J’arrêtais de voir ma mère mourir.
J’arrêtais de ne pas vivre.
Il y avait de la vie en moi.
Toute une vie.
Une pleine vie. »

C.A

Dans cet autoportrait écrit à vif, dans la brûlure, l’intensité et la crudité du quotidien, Chantal Akerman nous confie pour la première fois la matière même de toute son œuvre, de toute sa vie. Depuis son premier court-métrage à 18 ans, Saute ma ville, en 1968, et ses premiers films, Je, tu, il, elle en 1974 ou le film culte Jeanne Dielman, en 1975, avec Delphine Seyrig, jusqu’à son dernier film librement réalisé à partir du roman de Conrad, La folie Almayer, en passant par ses installations et ses carnets de voyages, films documentaires en Russie, à New-York ou dans les pays de l’Est, elle n’a jamais cessé de décrire l’enfermement, la répétition, la confrontation avec l’autre, le désir d’un ailleurs, le vertige de la folie. Ma mère rit est une magnifique plongée dans le cœur, le rire, les joies et les blessures de Chantal Akerman.

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