Max Gallo
Ed. XO, octobre 2012
400 p. - 21,90 euros - ISBN : 2845635494
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« Ma machine à écrire était posée sur une caisse. Je m’asseyais à même le sol, jambes écartées, ser­rant la caisse entre mes cuis­ses. Dans le cône de la lumière que dif­fu­sait l’abat-jour d’opa­line verte, je ne voyais plus que le cla­vier, mes doigts et ces phra­ses qui, ali­gnées, régu­liè­res, me sem­blaient dic­tées par une voix qui nais­sait dans ma poi­trine et emplis­sait ma bouche d’une salive âcre. 
Ces mots, collés l’un à l’autre, allaient deve­nir des essais, des livres. Je le savais, je le vou­lais, c’était ça mon vrai destin.
« Ma “pre­mière vie” n’était qu’une appa­rence. Un jour, je n’aurais plus à donner le change, à appren­dre à faire fonc­tion­ner une frai­seuse, à ajus­ter une queue d’aronde, à subir les sar­cas­mes d’un pro­fes­seur d’ate­lier qui m’accu­sait de n’être qu’un “bon à rien”, un “flem­mard”, un “pré­ten­tieux” qui avec ses grands airs n’était même pas capa­ble de limer en tenant son outil à qua­rante-cinq degrés. 
Je serais libre. »

Pour la première fois, le célèbre historien se livre au travers d’une autobiographie exceptionnelle. Elle se lit comme un roman, un roman d’initiation. Livre d’histoire, témoignage d’un destin, Max Gallo nous dévoile ici sa vie, ses drames et cette conviction que « ne meurent et ne vont en enfer que ceux dont on ne se souvient plus. L’oubli est la ruse du diable. »

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