Les libraires ne sont pas à la fête pour les fêtes

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 20/11/2011 à 11H14
La librairie Le Merle Moqueur, rue de Bagnolet (Paris).

La librairie Le Merle Moqueur, rue de Bagnolet (Paris).

© Tripelon-Jarry / AFP

la majorité des libraires ont diminué leurs commandes par rapport aux années précédentes, hormis les hypermarchés, anticipant une baisse des ventes pour la période cruciale de Noël, selon une étude publiée vendredi.

Incertitude et prudence rivaliseront au pied du sapin en raison de la médiocre performance des ventes des dix premiers mois de l'année et la tension sur la trésorerie qui en découle, souligne cette enquête I+C publiée dans Livres Hebdo.

Même le marché des "beaux livres" stagne
Cette inquiétude a un impact immédiat sur les stocks des libraires. Du côté de l'offre éditoriale, les professionnels misent essentiellement sur les livres de la rentrée et les prix littéraires, au détriment des essais et des dictionnaires. Ils restent également prudents sur les "beaux-livres", un must logique sous le sapin dont le marché est en stagnation et pour lequel ils manquent de visibilité.

Prisés l'an dernier, les coffrets avec ustensiles de cuisine ou autres sont encore plébiscités par les enseignes et les hypermarchés mais boudés par les librairies. Globalement, les avis négatifs sur ces produits tendent à croître dans tous les circuits, excepté dans les hypermarchés, souligne l'étude.

Les Français font de plus en plus leurs emplettes sur internet
Selon une étude réalisée par l'institut TNS pour eBay et publiée le 9 novembre, les Français ont prévu de consacrer 270 euros à l'achat des cadeaux de Noël, soit 60 euros de plus qu'en 2010. La moitié d'entre eux feront leurs courses sur internet.