« Champion du double jeu, j’en suis à ne plus savoir qui j’étais, ni quelle vie était véritablement la mienne » : un aveu qui résume le sujet d’un livre ayant pour toile de fond le Paris de la Collaboration. Anglais et Français, résistant et collaborateur, traître et héros, vivant et mort, Guillaume Berkeley, animé par des « fidélités successives », a revendiqué, à un moment ou à un autre de sa vie, chacune de ces identités. Aucun personnage n’est réellement ce qu’il prétend être. L’intrigue tourne autour de trois personnages – Guillaume, son frère Victor, et Pauline, leur demie sœur dont ils sont tous deux amoureux – mais permet aussi de croiser une foule d’acteurs, protagonistes plus ou moins fréquentables de cette France dans la guerre. Etudes de mœurs, roman historique, polar politique, Les fidélités successives est servi par une écriture limpide et fluide. Intelligent, très documenté sans que cela pèse, jamais manichéen, à coup sûr un des événements de cette rentrée littéraire. Nicolas d’Estienne d’Orves est critique musical au Figaro et à Classica, chroniqueur au Figaroscope. Auteur de nombreux livres – romans, essais, recueils de nouvelles –, il a reçu le prix Rogier Nimier et le prix Jacques Bergier pour ses romans Othon et Fin de race. Les Orphelins du Mal, publié en 2007, a été traduit en 13 langues.

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