Jean Cocteau naquit, comme Charlie Chaplin, en 1889. Il mourra  en même temps que Francis Poulenc et Édith Piaf. À dix-neuf ans, il est la coqueluche du  tout-Paris. Le « Prince frivole » fréquente tout ce qui compte dans les arts et les lettres.  De retour  après la Grande Guerre, avec ses amis des ateliers de Montparnasse et de Montmartre, Cocteau-le-rassembleur, travaille à faire communiquer toutes les formes d'expression artistique, peinture, poésie et  musique. Avec Radiguet, qu'il rencontre et qui n'a que quinze ans, ils écrivent Les Mariés de la tour Eiffel. Le génie de cet adolescent le subjugue. Sous son impulsion, il inaugure une œuvre romanesque, fulgurante, précise jusqu'à l'incision. Après la mort de Radiguet, s'ouvre la longue série des œuvres théâtrales. L'immense perte qu'il a subie l'amène à se tourner vers le catholicisme (Lettre à Maritain), le sacré sous sa forme mythologique imprégnera ses créations. Sa poésie s'enrichit avec la  même verve. En 1927, paraît Opéra, un des sommets d'inspiration de Cocteau. En 1929, la critique accueille avec enthousiasme Les Enfants terribles (1929). C'est alors que Cocteau glisse naturellement vers  le cinéma et, coup de maître,  il le bouleverse avec Le sang d'un poète (1930). Il découvre un langage neuf, et d'emblée le renouvelle. A l'occasion de La Belle et la Bête (1946), il "reconnaît" Jean Marais dont il fera son emblème. On l'interroge à la radio, on commence la publication de ses Œuvres complètes. Il est élu à l'Académie française. Il décore  la chapelle de Villefranche-sur-Mer ou celle de Saint-Blaise-des-Simples à Milly. Sollicité de toute part, il accepte toutes les besognes. Magicien insolent dont la baguette magique  déployait sur ses pas une traîne d'étoiles, il a ébloui son siècle avant de s’éteindre le 11 octobre 1963.

 

Editions

- Edition complétée de dessins de Cocteau, Arthème Fayard (1951)

- Le livre de poche (1959)

- Œuvres romanesques complètes, Bibliothèque de la Pléiade / Gallimard (2006)

- Les Cahiers Rouges / Grasset (2013)

 

 

Adaptations

Cinéma

- Les Enfants terribles (1950), adapté par Cocteau lui-même et le réalisateur Jean-Pierre Melville, avec Jean Cocteau en voix off (narrateur), Nicole Stephane (Elisabeth), Edouard Dermit (Paul), Jacques Bernard (Gérard) et Renée Cosima (Agathe/Dargelos). Dossier très complet de la Cinémathèque française : http://www.cinematheque.fr/fr/musee-collections/actualite-collections/actualite-patrimoniale/entants-terribles.html)

 

Télévision

- Jean Cocteau commente son entrée à l’Académie Française dans l’émission « Lectures pour tous » (08/03/1955) : http://www.ina.fr/video/CPF86644631/jean-cocteau-video.html

- Emission « Gros Plan » (07/11/1960) où Jean Cocteau parle des artistes qui l’ont le plus influencé : http://www.ina.fr/video/I04294723/interview-de-jean-cocteau-dans-un-salon-en-gro-video.html

- Roger Stéphane compose un « Portrait souvenir » (20/01/1964) pour rendre hommage à son ami et son idole, Jean Cocteau : http://www.ina.fr/video/CPF86634884

- Jean Marais commente la mort de Jean Cocteau : http://www.dailymotion.com/video/xhlh1_jean-cocteau-par-jean-marais_news

 

Radio

- Emission « Les secrets des Enfants terribles de Jean Cocteau », présenté par Charles Dantzig http://www.franceculture.fr/emission-secret-professionnel-le-secret-des-enfants-terribles-de-jean-cocteau-2011-12-10

 

Scènes

- Les Enfants terribles, adapté par Philip Glass et Susan Marshall comme un « opéra de chambre », créé initialement à Zug (Suisse), au Théâtre Casino (1996) : http://www.opera-bordeaux.com/detail-spectacle/opera-1/les-enfants-terribles-493.html

 

 

Anecdotes

- Dessinée par Jean Cocteau lui-même, son épée d’Académicien ornée par Cartier lui fut offerte, comme le veut la tradition, par ses amis : la lame provient d’une armurerie de Tolède. L’émeraude a été donnée par Coco Chanel, les rubis et le diamant par Francine Weisweiller (http://www.cartier.fr/la-maison/patrimoine/la-collection-cartier/3/9)

- Pierre Bergé, président du Comité Jean Cocteau, est le titulaire exclusif du droit moral sur l’ensemble de l’œuvre de Cocteau (Site officiel du Comité Jean Cocteau : http://www.jeancocteau.net/actu_librairie_fr.php)

- L’ouvrage Mes monstres sacrés (1979) réunit quelque soixante portraits dressés par Jean Cocteau de célébrités de son temps (Picasso, Orson Welles, Marlène Dietrich, Mistinguett, Raymond Radiguet, etc), complété de textes et documents choisis et rassemblés par Édouard Dermit et Bertrand Meyer-Stabley

- Présentation de la maison de Cocteau : http://www.litterature-lieux.com/fiche-site-314.htm

- Cocteau meurt quelques heures après avoir appris la mort d’Edith Piaf : http://www.lepoint.fr/culture/le-jour-ou-piaf-a-tue-cocteau-10-10-2013-1741340_3.php

- Opium, réalisé par Arielle Domsbale, est un film hommage à Jean Cocteau : http://www.arielle-dombasle.com/news/opium-etonnant-hommage-a-jean-cocteau-interview-darielle-dombas

- Plusieurs dessins de Cocteau apparaissent dans le film Les Amours Imaginaires de Xavier Dolan : http://www.youtube.com/watch?v=roLmFo3rWYc

 

 

Analyses, découvertes

- Christian Soleil, Raconte moi Jean Cocteau : vie et œuvre de Jean Cocteau (2003)

- Jean Cocteau, biographie de Claude Arnaud, Gallimard 2003

- Analyse de l’œuvre de Cocteau, du roman au cinéma : http://dumas.ccsd.cnrs.fr/docs/00/43/86/57/PDF/Mulenga_R._Memoire_partiel.pdf

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