220 p. - 16,90 €

" Après m'être essayé à emboîter le pas de ces mémorialistes dont j'ai toujours fait mes délices, pouvais-je prétendre succéder aux auteurs qui ont élevé la chronique mondaine au rang de chef-d'oeuvre absolu ? Evidemment, non. De surenchère littéraire il ne pouvait donc pas être question, sauf à sombrer dans le pastiche sans talent. Il n'était pas davantage envisageable de maquiller ce livre en grave ouvrage d'histoire ou de sociologie, ils abondent, et je n'inscris pas le Collège de France au programme de mes ambitions. J'ai repris la plume pour me désennuyer d'une société où les bien-pensants et l'égalitarisme triomphent, il aurait été un comble que j'ennuie mes lecteurs par de savantes démonstrations. Si j'ai entrepris la rédaction de ce livre c'est pour le plaisir d'écrire et de sacrifi er tout à la fois à mon goût du récit et à ma passion de l'anecdote, mais c'est aussi pour rendre un hommage ému et parfois amusé aux derniers proustiens, à cette France que j'aime, qui ne veut pas mourir et qui est parvenue, mais pour combien de temps encore, à suspendre la marche du temps perdu. " Camille Pascal Les Derniers Mondains
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