Dans la vingtaine d’années précédant la guerre de 1914 se déploie dans les cercles fortunés de la vie parisienne un goût immodéré pour l’argent, l’apparence, le luxe, le plaisir, l’extravagance et… les femmes. Une poignée d’entre elles font une entrée spectaculaire dans l’histoire de la galanterie. Elles sont artistes, dévoilant leur corps sur les scènes des récents music-halls ; elles sont séductrices, assez cultivées pour susciter la passion chez les têtes couronnés de l’Europe entière. Elles sont aussi cruelles, vénales et manipulatrices, promptes à dilapider les fortunes que l’on dépose à leurs pieds et à oublier leurs amants sitôt qu’ils sont ruinés. Sacrées « reines du Paris 1900 », Caroline Otero, Liane de Pougy, Émilienne d’Alençon, Cléo de Mérode, Mata Hari et d’autres moins connues, Clémence de Pibrac, Lina Cavalieri, Lise Fleuron, Marion Delorme… appartiennent à ce demi-monde sulfureux qui alimente les chroniques du temps. Les moindres frasques de ces people avant l’heure sont épiées et commentées. Mieux, elles revendiquent leur situation, cultivent leur image et assument les qualificatifs dont on les affuble : « amazones », « scandaleuses » et surtout « cocottes », un mot d’ origine incertaine évoquant à la fois le caquet des coquettes emplumées dans les lieux à la mode et le métier de courtisane.

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