Théo a treize ans lorsqu’une vague de chaleur sans précédent s’abat sur l’Europe. Il assiste à la disparition des petites vieilles de son immeuble auxquelles il tenait la porte, dont il ne se sentait pas vraiment proche, bien sûr, mais qui faisaient partie de sa vie. Il découvre un nom à ce mal : la déshydratation. C’est la première fois qu’il entend parler d’un tel phénomène. De sa mère, interne à l’hôpital, il ne reçoit pas de nouvelles plus rassurantes. Alors, sur les trottoirs brûlants de Paris, Théo achève de grandir. Ce "temps suspendu" de la canicule permet soudain tout à tous. Théo se prend ainsi d'amitié pour un personnage extravagant occupé à voler méthodiquement l'appartement de Madame Roseland, ancienne et célèbre danseuse à l’Alcazar, et qui vient de céder sous l’accablante chaleur.
Dans ce récit à la poésie simple, Jean-Pierre Milovanoff adopte le point de vue d’un jeune garçon. C’est à travers ce regard innocent, empli d’une vérité tendre, que l’auteur choisit de raconter un été pas comme les autres.

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