Ed. Honoré Champion
Octobre 2012
139 p. – 9,90 euros.

Le train « grâce auquel l'homme n'a plus rien à envier aux poissons et aux oiseaux » ! C'est du verbe tramer que vient le mot train… Pour autant, ce moyen de locomotion ne traîne pas pour s'imposer, dans le quotidien comme dans l'extraordinaire. Traîner, c'est étymologiquement tirer, d'où le train assimilé à la « file de choses » en mouvement, au XIIe siècle, puis dès le XVe siècle, à la « partie de la voiture à cheval à laquelle sont attachées les roues », avant que naissent, en 1825, la machine locomotive tirant voitures et wagons et, au XXe, le TGV, un sigle stimulant, synonyme de modernisme.
Le train sillonnera la terre en « abrégeant le temps et l'espace », s'exclame-t-on en 1870. Ainsi, c'est au chemin de fer que sera consacré le plus gros article du Dictionnaire universel du XIXe siècle de P. Larousse, 25 pages ! A Jules Verne de son côté d'évoquer, dans Le Tour du monde en 80 jours, le train et sa locomotive étincelante, munie de son chasse-vache, qui « mêlait ses mugissements à ceux des torrents et des cascades, et tordait sa fumée à la noire ramure des sapins ». On peut désormais aller « d'un pôle à l'autre, plus vite que ces énormes cétacés qui traversent les océans des deux mondes », lit-on dans un dictionnaire du XIXe. Propos étonnant, car comment surnommera-t-on parfois le TGV ? Cachalot…

En offrant ici à foison mots et expressions, d'hier à demain, en racontant l'univers rayonnant du chemin de fer et de la SNCF, on donne raison à J. Renard : le train « agite » merveilleusement « notre cerveau » !

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