Marguerite Duras est une femme de lettres et une cinéaste française, née à Gia Dinh, au Viêt Nam, en 1914 et morte à Paris en 1996. Née en Cochinchine française, Marguerite Donnadieu a pour père un professeur de mathématiques, qui meurt très jeune, et pour mère une institutrice. Marguerite Donnadieu a le sentiment que sa mère l’aime beaucoup moins que ses deux frères ainés. A 18 ans, Marguerite Donnadieu quitte l’Indochine pour s’installer à Paris et y finir ses études de droit et de sciences politiques. Elle épouse l’écrivain Robert Antelme en 1939. Pendant la Seconde Guerre mondiale, sous le pseudonyme de Duras, elle publie ses premiers romans (Les Impudents, 1943 ; La Vie tranquille, 1944) et s’engage dans la Résistance. En 1950, elle publie Un barrage contre le Pacifique. Dès Les Petits Chevaux de Tarquinia s’opère un changement stylistique, la syntaxe se fait plus disloquée et le récit plus discontinu ; l’écriture devient elliptique. Dès 1955, avec Le Square, Duras se lance également dans le théâtre. Suivront Les Viaducs de la Seine-et-Oise (1959), Des journées entières dans les arbres (1965), l'Amante anglaise (1968) et Savannah Bay (1982). Puis le récit Moderato cantabile (1958) confirme l’échec du romanesque traditionnel au profit du nouveau roman et permet à Duras d’accéder à la notoriété. Focalisée sur la vacuité, Duras fait ensuite paraître plusieurs livres majeurs, dont le Ravissement de Lol V. Stein (1964) et le Vice-consul (1965). En 1959, Alain Resnais lui ayant commandé un scénario, Duras avait écrit les dialogues d'Hiroshima mon amour, révélation du festival de Cannes de 1960. Duras se lance ensuite dans la réalisation de plusieurs films et scénarios, s’efforçant de faire disparaître la frontière entre littérature et cinéma. Trop dépendante de l’alcool, terriblement fragilisée, Duras n’a d’autre moyen d’écrire que de dicter la Maladie de la mort (1982) puis l’Amant (1984), ce dernier roman étant son succès le plus phénoménal qui lui permet notamment d’obtenir le Prix Goncourt 1984.

 

 

Editions

- Gallimard, 1964

- Gallimard, Folio, 1976

- dans les Oeuvres complètes, tome II, Gallimard / La Pléiade, 2011

- Livre audio lu par Fanny Ardant, éditions Frémeaux, 2000, réédité en 2010 http://www.motsetmerveilles.com/catalogue/livre-audio//ravissement-de-lol-v-stein-le/6258

 

 

Adaptations

Théâtre

Le Ravissement de Lol V. Stein, mise en scène de Patrice Douchet et Dominique Journet, au théâtre du Carré, Château-Gontier, 2009 http://culturebox.francetvinfo.fr/scenes/theatre/un-roman-de-marguerite-duras-joue-au-theatre-4129

 

Télévision

- Interrogée par Pierre Dumayet, Duras s’exprime sur Le Ravissement de Lol V. Stein le 15 avril 1964 http://www.ina.fr/video/I04257861/marguerite-duras-a-propos-du-ravissement-de-lol-v-stein-video.html

- Dans l’émission « Les lieux de Marguerite Duras », l’auteure lie un lieu à chacune de ses œuvres, précisant par exemple que c’est à Trouville qu’elle a écrit Le Ravissement de Lol V. Stein http://www.ina.fr/video/CPA76069533/les-lieux-de-marguerite-duras-2eme-et-derniere-partie-video.html

 

Radio

- Dans l'émission "Je déballe ma bibliothèque" diffusée le 11.10.2011 sur France Culture, Sapho lit Le Ravissement de Lol V. Stein http://www.franceculture.fr/emission-je-deballe-ma-bibliotheque-sapho-nous-lit-2011-10-11.html

- "Lol V. Stein de Marguerite Duras, émission proposée et composée par Olivier Steiner, difusée le 13.06.2010 sur France Culture http://www.franceculture.fr/emission-fictions-theatre-et-cie-lol-v-stein-de-marguerite-duras-2010-06-13.html

- Dominique Noguez présente son essai Duras Toujours le 4.11.2009 sur France Culture http://www.franceculture.fr/emission-dominique-noguez-marguerite-duras-2009-11-04.html

- "Forcément Duras: Marcher, danser, passer, parler, partir" le 12.03.2006 sur France Culture http://www.franceculture.fr/emission-forc%C3%A9ment-duras-marcher-danser-passer-parler-partir-2006-03-12.html

- "Morte, je peux encore écrire", émission diffusée le 4 avril 2014 sur France Inter proposant des extraits audio de Marguerite Duras s'exprimant sur l'écriture http://www.franceinter.fr/blog-le-blog-de-vincent-josse-morte-je-peux-encore-ecrire

 

 

Analyse, découverte

- Site consacrée à l’ensemble de l’œuvre de Marguerite Duras, dont Le Ravissement de Lol V. Stein http://margueriteduras.perso.sfr.fr/Le-ravissement-de-Lol-V-Stein.php

- Histoire éditorial du Ravissement de Lol V. Stein, souvent considéré comme le roman charnière de l’ensemble de son œuvre : http://www.gallimard.fr/Footer/Ressources/Entretiens-et-documents/Histoire-d-un-livre-Le-Ravissement-de-Lol-V.-Stein-de-Marguerite-Duras/(source)/239002

- Le psychanalyste Jaques Lacan analyse l’ouvrage dans Jacques Lacan, « Hommage fait à Marguerite Duras, du Ravissement de Lol V. Stein », Les Cahiers Renaud-Barrault, n° 52, 1965.

- L’écrivain Laurent Nunez propose une analyse dans l’article « Le Ravissement de Lol V. Stein, ou les Lettres volées », Le Magazine littéraire n° 500, août 2010, p.77 ; repris dans Marguerite Duras, coll. Nouveaux Regards/Magazine littéraire, 2013

- Un ouvrage critique de Madeleine Borgomano sur Le Ravissement de Lol V. Stein est disponible aux éditions Gallimard, collection Foliothèque, 1997 http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Foliotheque/Le-Ravissement-de-Lol-V.-Stein-de-Marguerite-Duras-Essai-et-dossier

- Analyse des Procédés de M. Duras par l’universitaire Sophie Gujabidze, 2008 http://www.fabula.org/revue/document4130.php

- Site de l’association Marguerite Duras : http://www.margueriteduras.org/

- Analyse du « Syndrome Lol V. Stein » par Frédérique R pour e-litterature.net http://www.e-litterature.net/publier2/spip/spip.php?page=ancientxt&cel=32&repert=fred&titre=duraslol&num=448&id_auteur=4&crit=R.

- Analyse de l’incipit du roman en tant que « reflet d’un roman anti-narratif » par l’universitaire Laurence Bougault, http://www.unicaen.fr/puc/revues/thl/questionsdestyle/print.php?dossier=dossier3&file=3bougault2.xml

- Benoît Jacquot raconte sa rencontre avec Marguerite Duras et comment La Mort du jeune aviateur anglais est devenu un livre : http://www.arte.tv/sites/fr/olivierpere/2014/04/04/ecrire-et-la-mort-du-jeune-aviateur-anglais-entretien-avec-benoit-jacquot/

 

Anecdotes

- Elle prend le nom de plume de Duras en référence au nom du village où se trouve la maison paternnelle dans le Lot-et-Garonne

- Après son divorce en 1947, Marguerite Duras fait de Dionys Mascolo(1916-1997) son compagnon.

Un barrage contre le Pacifique est adapté en film par René Clément en 1958 puis par Rithy Panh en 2009

- En 1943, Marguerite Duras – en compagnie de son mari Robert Antelme et de Dionys Mascolo – rejoignit le réseau de la Résistance dirigé par François Mitterrand (connu sous le nom de guerre de Jacques Morland). Le 1er juin 1944, son groupe tomba dans une embuscade. Secourue par Mitterrand, Duras parvint à s'échapper. Mais son mari, arrêté par la Gestapo, fut déporté au camp de concentration de Buchenwald, puis à celui de Dachau. Marguerite Duras dut attendre la Libération avant de revoir Robert Antelme. Mascolo et Mitterrand, partis chercher leur compagnon en Allemagne, organisèrent son retour en France. C'est un homme moribond, amaigri par des mois de détention et malade du typhus que son épouse accueillit à la gare d'Orsay à Paris. Duras fit de ces heures sombres un récit poignant dans la Douleur (1985).

- Lors de la session 2005-2006, Le Ravissement de Lol V. Stein et Le Vice-Consul sont au programme de l'agrégation de lettres modernes.

- Jean Mascolo, fils de Marguerite Duras et de Dionys Mascolo, a créé la maison d'édition multimédia Benoît Jacob en 1998 pour préserver et diffuser le patrimoine cinématographique et les archives sonores de sa mère. Benoît Jacob édite également des livres d'autres auteurs de la "galaxie Duras” http://www.benoitjacob-editions.fr/

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