333 p. – 22 €

1661 : Mazarin est mort, laissant à Louis XIV un royaume pacifié dans une Europe que domine la France. Mais l'Etat, ruiné par vingt-cinq ans de guerres, est au bord de la faillite. Le jeune roi décide de gouverner par lui-même, mais nul ne l'en croit capable. Sur les conseils de Colbert, son premier geste d'autorité, pour appuyer l'indispensable réforme des finances, est la mise en jugement du surintendant Fouquet, accusé de prévarication. Mais le procès, qui devait être bref, échappe à ses initiateurs, il déborde le cas de l'intéressé et tourne au bras de fer avec la magistrature. Il s'étire sur plus de trois ans pour conclure sur un bannissement, que le roi mue en prison à vie.
Pourquoi et comment en est-on arrivé là ? Ce livre est une enquête sur son procès, qui prend en compte les comportements successifs des différents acteurs. Riche en péripéties parfois drôles, captivant comme un roman policier, le récit, fondé sur des témoignages d'époque, s'en distingue par son respect de l'histoire et son refus du manichéisme.
Il fait revivre une société encore mal remise des turbulences récentes. Il narre aussi l'aventure personnelle de trois hommes contraints de faire face à l'imprévu : un roi novice qui découvre les limites de son pouvoir réputé « absolu », un accusé qui déploie pour sauver sa tête toutes les ressources de sa formation initiale d'avocat, et un magistrat honnête et loyal qui se transforme, pour la défense du droit, en irréductible opposant.

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